En Côte d’Ivoire, la Journée Internationale des Droits de la Femme (JIF) revêt une particularité. Il s’accompagne d’un engouement autour du pagne commémoratif, devenu au fil du temps un élément central des festivités.
Chaque année, le 8 mars, la Journée Internationale des Droits de la Femme est célébrée à travers le monde. En Côte d’Ivoire, cette commémoration prend une dimension particulière avec une tradition bien ancrée : le port du pagne commémoratif. Plus qu’un simple vêtement, ce tissu aux motifs distinctifs décliné en plusieurs combinaisons de couleurs. Notamment : marron, blanc, vert-orange, violet et bleu est devenu un véritable symbole d’engagement en faveur des droits des femmes et de l’égalité des genres. En 2025, il s’impose une fois encore comme l’élément phare des festivités, inspirant aussi bien les stylistes que les accessoiristes, qui rivalisent de créativité pour allier mode et revendication sociale.


Intégration du pagne dans les créations de stylistes et accessoiristes
Au fil des années, cette célébration a pris une dimension festive, au point d’être souvent surnommée « la fête du pagne ». Si certains estiment que cette approche occulte les véritables enjeux liés aux droits des femmes, les stylistes et accessoiristes ivoiriens y voient plutôt une opportunité de valoriser le patrimoine textile tout en portant un message fort.

Ils intègrent ainsi ce pagne dans leurs créations, fusionnant tradition et modernité à travers des pièces variées : robes élégantes, ensembles, jupes, pantalons et polos. En l’associant à d’autres matières comme la dentelle ou le lin, ils créent des tenues raffinées qui reflètent les tendances actuelles.
L’engouement ne se limite pas aux vêtements. Les accessoires jouent également un rôle clé dans cette mise en valeur du pagne. Des sacs à main, des bijoux et d’autres articles confectionnés à partir de ce tissu permettent aux femmes d’affirmer leur identité et de manifester leur solidarité. Chaque pièce devient ainsi un symbole d’appartenance et de soutien à la cause féminine.

Quand le e-commerce s’en mêle
Pour celles et ceux souhaitant arborer ce pagne sans passer par un couturier, des plateformes en ligne proposent des modèles déjà cousus, adaptés à tous les goûts. En le portant lors des festivités, chaque individu devient un ambassadeur de la lutte pour l’égalité des genres, renforçant ainsi l’engagement collectif en faveur des droits des femmes en Côte d’Ivoire.

Au-delà de l’aspect vestimentaire, cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large, visant à évaluer les avancées réalisées depuis la Conférence de Beijing et à fixer de nouvelles priorités pour l’avenir. Une manière de rappeler que, si la mode peut être un vecteur d’expression culturelle, elle peut aussi servir de levier pour défendre des causes essentielles.
Florence EDIE