Protection de l’enfance : la Côte d’Ivoire se dote de procédures standardisées pour une meilleure prise en charge

Le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant (MFFE) a lancé le mardi 25 mars 2025, à Abidjan les procédures opérationnelles standardisées (POS) pour la gestion des cas de protection de l’enfant. Cette initiative, soutenue par l’UNICEF et l’ONG Save the Children, vise à renforcer la coordination et l’efficacité des interventions en faveur des enfants victimes ou à risque de violences.

Les POS, validées en mars 2022, établissent un cadre méthodologique clair pour les acteurs impliqués dans la protection de l’enfance, notamment les services sociaux, les institutions judiciaires, les structures de santé et la société civile. Elles définissent les rôles et responsabilités de chacun, évitant les redondances et garantissant une prise en charge plus efficace et respectueuse des droits des enfants.

Pour Sandrine N’Doly Kraidy, cheffe de section Protection de l’enfant à l’UNICEF, elle a rappelé les données alarmantes de l’enquête démographique de santé 2021.  Selon elle, 79% des enfants de 1 à 14 ans subissent des méthodes de discipline violente, et 30% des parents considèrent les châtiments corporels comme nécessaires. Ces statistiques soulignent l’urgence de mettre en place des mécanismes de protection adaptés.

A son tour, Mariam Alioune Diaby, directrice de la Protection de l’enfant, a indiqué que 94 gestionnaires de cas et 43 superviseurs ont déjà été formés dans 13 régions du pays. Par ailleurs, 43 structures de protection, telles que des complexes socio-éducatifs et des centres sociaux, ont intégré ces nouvelles pratiques.

Le gouvernement et ses partenaires ont lancé un appel pour une appropriation et une application rigoureuse des POS sur l’ensemble du territoire. L’objectif est de faire de la protection de l’enfant une priorité nationale, offrant ainsi un environnement sûr et respectueux des droits des enfants ivoiriens.

Cette initiative marque une avancée significative dans la lutte contre les violences faites aux enfants en Côte d’Ivoire, renforçant les capacités des acteurs locaux et offrant un cadre normatif pour une protection plus efficace.

Amy N’DIAYE

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *