Plus qu’un geste symbolique, le planting organisé le samedi 12 juillet 2025, à la Cité Oasis de Bessikoi (Cocody) s’impose comme une réponse communautaire concrète à l’érosion écologique et à la crise environnementale qui secouent la Côte d’Ivoire.

Sur le terrain de l’école primaire publique de Bessikoi, le vert a pris le pas sur la grisaille urbaine. Près de 2 000 jeunes plants ont été mis en terre par des habitants, des enfants, des partenaires écologiques et des autorités locales, à l’initiative du Syndic de la cité, dirigé par la dynamique présidente Sonia Aka Gagbe.

Cette mobilisation citoyenne dépasse la simple démarche de reboisement. Elle incarne un véritable appel à la responsabilisation face à un défi planétaire.
« Chaque arbre planté est un geste d’espoir, une promesse faite aux générations futures », explique Sonia Aka Gagbe, portée par une volonté de créer une dynamique durable autour de la protection de l’environnement.
La Côte d’Ivoire, confrontée à une perte alarmante de plus de 90 % de son couvert forestier en un demi-siècle, vit une urgence silencieuse.
Un constat que le colonel Gnaba N’Guessan Michel, engagé dans la lutte pour la préservation des écosystèmes, n’a pas manqué de rappeler que
« Le reboisement est devenu un devoir national. C’est par des actions locales comme celle-ci que nous pourrons inverser la tendance. »

À Bessikoi, planter un arbre n’est plus un luxe vert ni un simple acte citoyen : c’est un acte de résistance contre le laisser-faire écologique.
L’ambiance était festive, portée par les animations des partenaires présents, les échanges entre voisins, et l’enthousiasme contagieux des enfants, plant en main et sourire aux lèvres.
L’INAD-CI, principal partenaire de l’opération avec plus de 2 000 plants offerts, a donné du souffle à cette initiative.
« Quand une communauté se mobilise pour son cadre de vie, elle redevient actrice de son destin environnemental », confie Azouma Ted , représentant de l’Institut.
En posant ce geste collectif, la Cité Oasis de Bessikoi redéfinit le rôle des quartiers dans la transition écologique. Elle prouve que l’espoir ne réside pas uniquement dans les grands discours, mais dans la terre que l’on retourne ensemble, à l’ombre bienveillante d’un arbre planté à plusieurs mains.
À l’heure où les villes ivoiriennes s’étendent au détriment des espaces verts, cette opération sonne comme un plaidoyer pour un urbanisme respectueux de la nature. Et surtout, elle rappelle que face au réchauffement climatique, chaque arbre compte.
Amy N’DIAYE