La 3ᵉ édition du Festival Mandé N’Ko s’est achevée le 8 février 2026 à Odienné, après trois jours d’activités consacrées à la valorisation de la civilisation mandingue et à la construction identitaire de la jeunesse du District du Denguélé.
Placée sous le thème « Ma culture, mon identité : le Mandingue, une civilisation », cette édition a rassemblé autorités administratives, leaders culturels, universitaires, artistes et populations autour d’un programme mêlant arts vivants, artisanat d’art, conférences thématiques et ateliers linguistiques.
Initiatrice de l’événement, Nassénéba Touré, maire d’Odienné et ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, a dressé un bilan satisfaisant du festival, qu’elle a présenté comme un projet structurant pour la jeunesse. « Il y a trois ans, nous avons planté une graine. Aujourd’hui, cette graine est devenue un arbre robuste », a-t-elle indiqué, soulignant la montée en puissance du Festival Mandé N’Ko dans le paysage culturel ivoirien.
Durant les différentes activités, les organisateurs ont insisté sur la transmission structurée et moderne de la langue, des écritures et des valeurs mandingues, perçues comme des repères essentiels face aux défis sociaux et identitaires contemporains.
Présent à Odienné, le représentant résident de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, Omar Diop, a réaffirmé l’engagement de l’institution en faveur de la promotion du patrimoine culturel ivoirien, saluant une initiative qui contribue à la sauvegarde de la diversité culturelle et au dialogue interculturel.
Au-delà de sa dimension culturelle, le Festival Mandé N’Ko 2026 a également contribué au renforcement du vivre-ensemble, à la promotion du tourisme culturel et à la valorisation de l’artisanat local, en lien avec les objectifs d’autonomisation des jeunes du Denguélé.
Henri Michel BILÉ