La Côte d’Ivoire a été élue membre du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine pour un mandat de deux ans pour la période 2026-2028. L’élection s’est déroulée le mercredi 11 février 2026 à Addis-Abeba, à l’ouverture de la 48ᵉ session du Conseil exécutif de l’UA. Cette session s’est tenue autour du thème « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Elle réunit les États membres afin d’examiner plusieurs dossiers majeurs liés au fonctionnement institutionnel et aux priorités stratégiques de l’organisation continentale. La délégation ivoirienne était conduite par la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Nialé Kaba. Les travaux prévus jusqu’au 12 février dernier portent notamment sur l’examen du rapport de la 51ᵉ session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP), tenue du 12 au 30 janvier 2026.

Les délégations se penchent également sur le rapport relatif à la participation de l’Union africaine au G20 ainsi que sur l’adoption des rapports des commissions présidentielles concernant le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC). D’autres questions stratégiques figurent à l’ordre du jour, notamment le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), les travaux du Comité des Dix (C-10) sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies ainsi que les enjeux liés aux changements climatiques.
Trois sièges étaient en compétition pour cette élection, avec pour candidats la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone et le Bénin. En accédant au Conseil de paix et de sécurité, la Côte d’Ivoire renforce sa position diplomatique et son rôle dans la prise de décisions stratégiques relatives à la paix et à la sécurité sur le continent africain. Organe clé de l’architecture africaine de paix et de sécurité, le CPS est chargé de la prévention, de la gestion et du règlement des conflits en Afrique, contribuant ainsi à la stabilité et au développement durable du continent.
Fatou KONE