La célébration du mois de l’histoire des noirs s’est achevée dans une ambiance festive le 28 février à Iqaluit, capitale du territoire canadien du Nunavut. Pour marquer la fin de cet événement dédié à la mémoire et aux contributions des communautés noires, un concert de l’artiste ivoirien Kérozen a été organisé au Franco Centre d’Iqaluit.
Figure du coupé-décalé originaire de Côte d’Ivoire, le chanteur a su séduire un public composé de membres de la diaspora africaine et de Canadiens venus nombreux assister au spectacle. Tout au long de la soirée, plusieurs de ses titres phares ont été repris par les spectateurs, qui ont réclamé à plusieurs reprises des chansons comme « Tu seras élevé », « Mon heure a sonné », « L’élu » ou encore « Victoire ».
À l’issue de la prestation, l’artiste s’est dit particulièrement touché par l’accueil du public. Il a salué l’atmosphère chaleureuse du concert et la proximité avec les spectateurs, évoquant une expérience marquante.
L’initiative a été portée par association des francophones du Nunavut (AFN). Son président, Goump Djalogue, a exprimé sa satisfaction quant à la participation de l’artiste ivoirien, soulignant que sa venue correspondait à une attente de la communauté francophone locale. Selon lui, le spectacle a donné une dimension particulière à la cérémonie de clôture de cette commémoration annuelle.
Chaque mois de février, l’événement rassemble au Franco-Centre des habitants issus de diverses communautés africaines présentes dans la région. Bien que le territoire du Nunavut couvre près de deux millions de kilomètres carrés pour environ 40 000 habitants, cette rencontre culturelle permet de renforcer les liens entre les différentes nationalités qui y vivent.
Fondée il y a près de quarante ans, l’association des francophones du Nunavut œuvre pour la promotion de la langue française et la valorisation de la diversité culturelle dans cette région du nord du Canada.
Au Canada, le Mois de l’histoire des noirs constitue un moment important de reconnaissance des contributions des populations d’origine africaine et caribéenne à la construction du pays. Pour les communautés concernées, il représente également une occasion de mettre en lumière leur patrimoine culturel et leur histoire.
Amy N’DIAYE