UNJCI : Marie-Laure N’Goran entre dans l’histoire comme première femme élue présidente lors du 12ᵉ Congrès avec 59,80 % des voix

Le 12ᵉ Congrès ordinaire de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), tenu les 6 et 7 juin 2026 à la Maison de la Presse d’Abidjan au Plateau, a marqué un tournant historique avec l’élection de Mme Marie-Laure N’Goran à la tête de l’organisation, devenant ainsi la première femme à présider l’institution depuis sa création en 1991.

Au terme du scrutin, elle a obtenu 244 voix, soit 59,80 % des suffrages exprimés, contre 161 voix (39,46 %) pour son adversaire Stéphane Bahi. Trois bulletins nuls ont été enregistrés sur un total de 408 votants, représentant 0,74 % des suffrages.

Une élection historique dans un climat de mobilisation

Durant deux jours, les travaux du 12ᵉ Congrès se sont déroulés dans une atmosphère mêlant débats professionnels et enjeux électoraux au sein de la Maison de la Presse d’Abidjan, haut lieu de la vie médiatique ivoirienne.

Cette élection consacre une nouvelle page pour la corporation journalistique, avec une direction désormais attendue sur les questions de cohésion interne, de défense des intérêts des journalistes et de professionnalisation du secteur.

Un appel fort à l’unité du ministre de la Communication

Invité d’honneur à la cérémonie de clôture du 12ᵉ Congrès, le ministre de la Communication a livré un discours centré sur l’unité, la responsabilité et la reconstruction de la maison commune des journalistes.

Dès l’entame de son intervention, il a salué la qualité de l’organisation du congrès et remercié les congressistes pour leur accueil, tout en soulignant la richesse des échanges ayant marqué les travaux.

Revenant sur l’historique du secteur, il a mis en lumière le rôle des pionniers des organisations de journalistes et leur contribution à l’élaboration des textes encadrant la profession, établissant un parallèle avec les réformes actuelles du secteur de la communication audiovisuelle.

Le ministre a également rappelé que les critiques adressées aujourd’hui aux réformes ne sont pas nouvelles, indiquant que ses prédécesseurs avaient connu des contestations similaires lors de la structuration du secteur.

Un comité ad hoc salué pour sa gestion de la crise

Le ministre a particulièrement rendu hommage au Comité ad hoc, présidé par Amos Béonaho, pour avoir réussi en 46 jours à restaurer la confiance et à ramener la sérénité dans un contexte marqué par de fortes tensions.

Il a salué une démarche fondée sur le dialogue, la neutralité et la recherche du consensus, ainsi que l’implication des anciens dirigeants de l’UNJCI, des organisations professionnelles et des différentes parties prenantes dans la résolution de la crise.

Une première participation ministérielle et un climat apaisé

Fait notable, le ministre a souligné qu’il s’agissait de sa toute première participation à un congrès d’une organisation professionnelle de médias, une implication rendue nécessaire par les sollicitations liées à la crise interne.

Il s’est réjoui de voir les différentes parties réunies dans un climat apaisé, après plusieurs semaines marquées par des tensions, des procédures et des divergences profondes.

Il a également salué le retrait et l’appel à l’apaisement de l’ancien candidat Franck Christian Yao, ainsi que l’attitude de Stéphane Bahi, qu’il a félicité pour son acceptation du verdict des urnes.

Une victoire qui appelle à la responsabilité

S’adressant aux nouveaux dirigeants, notamment la présidente du Conseil exécutif Marie-Laure N’Goran, le ministre a rappelé que cette victoire constitue avant tout une responsabilité.

« Votre victoire n’est ni un privilège ni un blanc-seing, mais une responsabilité historique », dit-t-il, les invitant à s’inscrire dans la dynamique du thème du congrès : « Rassembler pour reconstruire ».

Il a toutefois souligné que des efforts restent à fournir, regrettant notamment l’absence des dirigeants sortants du Conseil exécutif et du Conseil d’administration, ce qui n’a pas permis la présentation des rapports moral et financier.

Un engagement de l’État pour un secteur apaisé

Le ministre a enfin indiqué que l’évolution de la crise de l’UNJCI avait été suivie au plus haut niveau de l’État, notamment par le Premier ministre et le Vice-président de la République.

Il a conclu en réaffirmant l’engagement des autorités en faveur d’un environnement médiatique apaisé, responsable et tourné vers le développement de la Côte d’Ivoire.

Une nouvelle page pour la presse ivoirienne

Avec cette élection historique et les appels à la cohésion lancés à la clôture du 12ᵉ Congrès, l’UNJCI ouvre une nouvelle phase de son évolution, placée sous le signe de la reconstruction, de l’unité et du renforcement de la profession journalistique en Côte d’Ivoire.

R.A

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