La course à la présidence de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI) entre dans une phase décisive. Ce mardi 3 février, à la Maison de la Presse au Plateau, la journaliste Marie-Laure N’Goran procédera au lancement officiel de sa campagne, lors d’une rencontre baptisée « Cogiter », placée sous le sceau de la réflexion collective et de l’engagement professionnel.
Déterminée à proposer une alternative fondée sur la vision et l’action, la candidate affirme d’emblée sa posture.
« Je me positionne comme une candidate qui a une vision. Qui a de l’offre pour les journalistes. Qui a un programme pour l’épanouissement de tous les journalistes », dit-t-elle.
Refusant toute démarche réductrice ou symbolique, Marie-Laure N’Goran revendique une candidature de fond.
« Je me positionne comme cette journaliste de projets. Je ne veux pas me positionner comme cette journaliste qui veut juste dire qu’elle est femme », insiste-t-elle, rappelant que sa candidature s’adresse avant tout à l’ensemble de la corporation.
« Je suis candidate, pour les consœurs, pour les confrères », précise-t-elle.
Au cœur de son projet, une ambition qu’elle qualifie de simple et claire : Repositionner l’UNJCI, rassembler notre corporation, redonner confiance et renforcer l’excellence. Pour elle, l’union professionnelle doit retrouver son rôle fondamental.
« Notre union doit redevenir un refuge, une force et une fierté », affirme la candidate.
Sans promesses irréalistes, Marie-Laure N’Goran mise sur un discours de responsabilité et de protection.
« Je ne vous promets pas des miracles. Mais je vous propose une union utile, qui protège », soutient-elle, dans un contexte où les journalistes font face à de nombreux défis professionnels, sociaux et éthiques.
Le rendez-vous de ce mardi se veut ainsi un moment d’échanges, de réflexion et de projection. Pour la candidate, l’enjeu dépasse une simple élection.
« Le moment est venu d’écrire une nouvelle page », conclut-elle.
À la Maison de la Presse, Marie-Laure N’Goran entend donc poser les bases d’un projet fédérateur, avec l’ambition de redonner à l’UNJCI toute sa place au service des journalistes ivoiriens.
Florence EDIE