La Banque nationale d’investissement (BNI) a posé un geste fort en faveur de la santé publique en dotant le Programme national de lutte contre le cancer (PNLCa) de trois appareils destinés au traitement des lésions précancéreuses. La remise officielle de ce don a eu lieu le vendredi 22 mai 2026 au centre intégré de la banque, à Cocody, en présence du directeur coordonnateur du PNLCa, le professeur Innocent Adoubi.
Ce soutien intervient dans un contexte où le cancer du col de l’utérus demeure l’un des principaux défis sanitaires en Côte d’Ivoire. Pour la BNI, cet appui traduit une volonté claire d’agir au-delà de son cœur de métier, en accompagnant les efforts de prévention et de prise en charge des patients.
Le directeur général de la BNI, Youssouf Fadiga, a donné à cette cérémonie une portée à la fois sanitaire, sociale et humaine. Selon lui, l’objectif est avant tout de contribuer à sauver des vies grâce à des équipements adaptés, capables de renforcer la réponse du PNLCa sur le terrain.
Il a également rappelé que cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de responsabilité sociale. La banque a d’ailleurs été distinguée lors de l’édition 2025 du concours Santé et sécurité au travail organisé par la Caisse nationale de prévoyance sociale, dans le cadre du programme Vision Zéro, une reconnaissance qui récompense ses efforts en matière de protection des employés.
Pour le professeur Innocent Adoubi, ce don arrive à point nommé. Il estime que ces appareils permettront d’améliorer significativement la prise en charge des lésions précancéreuses, notamment chez les femmes exposées au cancer du col de l’utérus. Leur mobilité et leur facilité d’utilisation devraient aussi permettre d’étendre les interventions du programme vers les zones reculées.
Le responsable du PNLCa a rappelé l’ampleur du problème : chaque année, environ 3 000 femmes sont dépistées et diagnostiquées avec un cancer du col de l’utérus, et plus de 1 400 en meurent. Pour lui, ces chiffres montrent l’urgence d’intensifier le dépistage et le traitement précoce.
Il a insisté sur un point essentiel : cette forme de cancer peut être évitée si elle est détectée à temps. Les lésions précancéreuses, souvent observées chez des femmes âgées de 39 à 45 ans, peuvent être traitées efficacement avant l’apparition de la maladie. Une intervention rapide permettrait donc de sauver de nombreuses vies et de réduire le poids de cette pathologie sur les familles.
Au-delà du geste de la BNI, le professeur Adoubi a lancé un appel au secteur privé et aux autres institutions afin qu’ils s’impliquent davantage aux côtés du ministère de la Santé et de la Couverture maladie universelle. Selon lui, la lutte contre le cancer nécessite une mobilisation collective et durable.
Izaya E