Elda la Slameuse Burkinabè a levé le vendredi 22 mai 2026, le voile sur son deuxième album, Flammes muettes, une œuvre intense où se mêlent poésie urbaine, engagement social et affirmation identitaire. Composé de sept titres en mooré et en français, cet opus vient enrichir l’univers artistique de la slameuse burkinabè, déjà amorcé avec son maxi Reconnaissance sorti plus tôt cette année.
Entre uniforme et poésie
Chez Elda, l’art et la discipline avancent main dans la main. Militaire de profession et poète de cœur, elle revendique cette double appartenance qui nourrit sa créativité. « J’étais déjà poète avant d’être militaire. Ce sont deux vies que j’aime », confie-t-elle. Une dualité qui traverse l’album, où chaque texte oscille entre force intérieure, sensibilité et regard lucide sur la société.
Des mots simples pour toucher les consciences
À travers une écriture volontairement accessible, Elda cherche à établir une proximité avec son public. Son slam, porté par des mots simples et des images fortes, aborde des réalités humaines universelles tout en restant profondément enraciné dans la culture burkinabè. Le choix du mooré et du français illustre cette volonté de conjuguer authenticité locale et ouverture au monde.
Une artiste fidèle à son engagement
Au-delà de la musique, Elda la Slameuse fait de la parole un instrument de transmission et d’éveil. Flammes muettes, réalisé après plus d’une année de travail, témoigne d’une démarche artistique cohérente et engagée. À ses auditeurs, l’artiste promet de rester fidèle à son identité : « À tous ceux qui m’ont déjà adoptée ou non, je ne vais jamais vous décevoir. »
Une voix qui prend de l’ampleur
Avec ce nouvel album, Elda confirme sa place parmi les figures montantes du slam africain. Entre poésie contemporaine, engagement citoyen et héritage culturel, l’artiste burkinabè affirme une signature singulière qui séduit un public de plus en plus large. Flammes muettes pourrait ainsi ouvrir une nouvelle étape dans son parcours artistique et renforcer sa présence sur les scènes culturelles africaines.
Amy N’DIAYE