Côte d’Ivoire : L’UNFPA et la Protection civile s’allient pour mieux protéger les femmes et adolescentes en cas de crise

Face à l’augmentation des catastrophes naturelles et aux crises humanitaires, la Côte d’Ivoire se dote d’un nouveau bouclier pour ses populations les plus fragiles. Ce mardi, l’UNFPA (Fond des Nations Unies pour la population) et l’Office National de la Protection Civile (ONPC) ont officialisé leur partenariat par la signature d’un mémorandum d’entente.

Saidou Kaboré, représentant résident de l’UNFPA en Côte d’Ivoire, et Amankou Kassi Gabin, Directeur Général de l’ONPC, ont ainsi lancé une initiative qui place la santé reproductive et la lutte contre les violences basées sur le genre au cœur des plans d’urgence nationaux.

Dans les zones sinistrées, les femmes en âge de procréer, les adolescentes et les jeunes filles sont souvent les premières victimes avec des grossesses non désirées, des accouchements risqués et des violences sexuelles exploitées par le chaos. 

La protection civile est la première ligne d’intervention pour protéger les populations selon le texte du mémorandum, mais jusqu’ici la santé reproductive restait marginale dans les dispositifs d’urgence.

Ce nouveau cadre de collaboration vise précisément à corriger cette lacune par trois objectifs concrets. Le premier consiste à intégrer systématiquement la santé reproductive et la prévention des violences basées sur le genre dans tous les plans d’urgence. Le deuxième objectif vise à renforcer les capacités d’évaluation rapide des besoins et de gestion de l’information humanitaire. Le troisième porte sur l’amélioration de l’utilisation des données démographiques désagrégées pour des décisions mieux ciblées.

Bien que le partenariat couvre l’ensemble du territoire national, les régions du Nord et du Nord-Est pourtant exposées aux effets du changement climatique et aux crises humanitaires ainsi que le District d’Abidjan seront les premières bénéficiaires.

Cette alliance stratégique répond à un impératif qui consiste à garantir le droit à la santé, à la dignité et à l’intégrité physique de chaque personne affectée par une crise, particulièrement les réfugiés et les personnes déplacées internes.

Dans un contexte où les catastrophes naturelles se multiplient, l’UNFPA et la Protection civile espèrent ainsi transformer la réponse ivoirienne aux urgences en un modèle plus humain, plus inclusif et surtout plus protecteur pour celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Amy N’DIAYE

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