Journée internationale des victimes de disparition forcées : la Côte d’Ivoire renforce son dispositif de protection 

À l’occasion de la Journée internationale des victimes de disparition forcée, célébrée ce 30 août, le regard se tourne vers celles et ceux qui vivent dans l’attente d’une vérité. En ratifiant la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, la Côte d’Ivoire renforce son engagement en faveur de la prévention, de la justice et de la réparation.

Une disparition forcée ne se résume pas à une personne qui ne rentre plus chez elle. Derrière chaque absence se trouvent une famille, des proches et des années parfois marquées par l’attente, les interrogations et l’espoir. Ne pas savoir où se trouve un parent, un enfant, un conjoint ou un proche, ni ce qui lui est arrivé, constitue une épreuve particulièrement douloureuse.

C’est tout le sens de la journée internationale des victimes de disparition forcée, célébrée chaque 30 août. L’édition 2026 place les victimes au cœur de l’action avec un message fort : « Les victimes d’abord. L’action maintenant. »

L’objectif est de rappeler que la lutte contre les disparitions forcées ne peut s’arrêter à la commémoration. Elle doit se traduire par des mécanismes efficaces de prévention, la recherche de la vérité, l’établissement des responsabilités et la réparation des préjudices subis.

La Côte d’Ivoire ratifie la Convention internationale

Pour la Côte d’Ivoire, cette journée prend une résonance particulière. Le pays a ratifié, le 6 juin 2026, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

Cette ratification marque une avancée dans le renforcement de la protection des droits humains. Elle engage notamment l’État à consolider les mesures destinées à prévenir les disparitions forcées et à mieux protéger les personnes contre cette pratique.

Mais au-delà de l’engagement juridique, l’enjeu demeure profondément humain : permettre aux familles de connaître la vérité sur le sort de leurs proches.

Car pour celles qui restent, l’absence de corps, de nouvelles ou d’explications empêche souvent le deuil de commencer véritablement. La vérité devient alors une nécessité, la justice une attente et la réparation une étape indispensable pour tenter de reconstruire une vie après le traumatisme.

De la mémoire à l’action

L’année 2026 marque également le 20ᵉ anniversaire de l’adoption de la Convention internationale. Une occasion de mesurer le chemin parcouru, mais surtout de rappeler que la protection contre les disparitions forcées nécessite une vigilance permanente.

Le message de cette journée pourrait se résumer en trois mots : se souvenir, agir, protéger.

Se souvenir des victimes pour qu’elles ne disparaissent pas une seconde fois de la mémoire collective. Agir pour prévenir de nouveaux cas, rechercher les personnes disparues et établir les responsabilités. Protéger, enfin, les victimes et leurs familles en leur garantissant l’accès à la vérité, à la justice et à la réparation.

En Côte d’Ivoire comme ailleurs, cette journée rappelle ainsi une exigence fondamentale : derrière chaque personne disparue se trouve une histoire, une famille et une attente de vérité. Aucune disparition forcée ne devrait rester sans réponse.

Isaya. E

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