Dans le cadre de la campagne nationale de communication sur le sous -projet « entreprendre au féminin », des plaidoyers sur l’entrepreneuriat féminin et l’accès des femmes à la terre et à la propriété foncière ont été menés dans les communes concernées de Koudougou, Kokologho et Réo, du 12 au 14 octobre 2026, à l’endroit des chefs coutumiers et religieux pour une mise en œuvre réussie.
« Faciliter une meilleure communication sur l’entreprenariat et l’autonomisation des femmes dans les communautés, faciliter et garantir l’accès des femmes à la terre et à la propriété foncière en milieu rural, promouvoir et protéger les droits fonciers des femmes dans le respect des lois nationales et des valeurs coutumières évolutives, sensibiliser et mobiliser les communautés afin de lever les obstacles culturels et sociaux qui freinent l’égalité d’accès à la terre et à la propriété foncière par les femmes et créer des cadres de dialogue participatif et inclusif pour l’accès à la terre et l’entreprenariat féminin ,etc. ».
Tels sont les engagements pris par l’union des religieux et des coutumiers du Burkina pour la promotion de la santé et le développement (URCB/SD) à l’issue des plaidoyers menés, du 12 au 14 octobre à Koudougou, Kokologho et Réo. Selon la cheffe du projet ‘’ entreprendre au féminin ‘’, Apolline Kalga, l’objectif du plaidoyer est de sensibiliser la communauté et convaincre les leaders sur l’importance et le bien -fondé de la contribution de la femme dans l’économie formelle.
« Si les femmes ont un espace formel pour entreprendre, et mener des activités génératives de revenus en toute sécurité, cela va se ressentir sur l’économie du Burkina Faso. Déjà, elles s’investissent à 80 % dans l’agriculture pourtant, et moins de 10 % d’entre elles ont des espaces sécurisés », a-t-elle relevé.
Sans le titre foncier ou l’Attestation de possession foncière rurale (APFR), a poursuivi Apolline Kalge, il est difficile d’investir ainsi que d’avoir des financements conséquents et des formations, renseigne sidwaya.info.
Vivement des terres sécurisées pour les femmes
Selon le Naaba Baongo du quartier Bourkina de Koudougou, les coutumiers mettent en pratique les engagements pris.
« C’est donc un frein à l’entrepreneuriat féminin. C’est pourquoi nous plaidons pour que l’accès à la terre soit une réalité. Nous sommes satisfaits, parce que le message est passé. Les participants ont pris l’engagement de transmettre l’information et de sensibiliser dans leurs lieux de travail, de culte et dans la communauté », a précisé la cheffe de projet. Pour elle en effet, le fait que l’information soit passée est déjà une victoire.
« Nous allons faire le suivi et voir jusqu’où les engagements vont aboutir » a-t-elle dit.
A cela, la ‘’Napoko ‘’ du canton de Kokologho a trouvé l’initiative inédite, parce qu’elle a toujours espéré avoir l’opportunité de rencontrer des structures qui œuvrent dans ce sens, exprimer son engagement à contribuer au développement du pays.
« En termes de disponibilisation des terres pour permettre aux femmes d’investir, il y a de la ressource. Tant qu’elles ont un soutien, elles sont suffisamment engagées pour donner le meilleur d’elles-mêmes. On a bon espoir, car, de plus en plus, les hommes essaient de mettre les femmes au centre de certaines activités pour être sûrs qu’il y aura un impact pour la famille, la communauté, et le pays » a-t-elle ajouté.
Et le Naaba Baongo du quartier Bourkina de Koudougou de rassurer que des actions seront menées pour accompagner l’accès des femmes à la terre et à une propriété foncière dans la région. A la suite des plaidoyers, la caravane a animé des causeries débats avec les femmes en vue de les informer et sensibiliser sur la nécessité d’entreprendre sur une terre sécurisée.
Izaya. E