L’informer ne risque-t-il pas de l’inciter ? N’est-il pas déjà informé sur la sexualité puisqu’il y est déjà exposé ? On pense toujours qu’il est trop tôt pour leur en parler. Alors quand et comment en parler ?
Bien répondre à ses questions sur la sexualité
La quotidienne fournit beaucoup d’occasions d’aborder la sexualité, le changement de couche de la petite sœur ou le bain peuvent être des moments pour parler des différences anatomiques. Le baiser échangé par papa et maman, la grossesse… peuvent être l’occasion privilégié d’aborder le sujet, surtout lorsque vous observez certains comportements sexuels chez votre adolescent.
Enseignez des mots justes à votre enfant
Pénis, vulve, vagin, plutôt que zizi, foufoune…faites-le en même temps que les autres parties du corps : yeux, nez, bouche, nombril, etc. Sans insister davantage sur les parties génitales que sur les autres parties du corps. Si vous ne parlez pas de sexualité ou si vous utilisez des mots inappropriés pour en parler, cela indique un malaise. De même si vous insistez trop sur le sujet et si vous demandez souvent à votre enfant, lorsqu’il est dans le bain, de vous montrer où est son pénis par exemple, votre tout petit pourrait ressentir un malaise. Dans la sexualité comme dans tout le reste.
Adoptez son point de vue
Avant d’expliquer, de réagir ou même de juger un comportement sexuel chez votre enfant, essayez de vous défaire de votre regard d’adulte et d’adopter le point de vue de votre tout petit. La sexualité de l’enfant se compose de curiosité et d’exploration, et non de recherche du plaisir, de rapport de séduction et de désir d’avoir un bébé comme l’adulte. Ainsi ses questions sont juste pour apprendre et comprendre le monde qui l’entoure.
Instaurer un climat de communication et de confiance
Dès que votre enfant demande d’où viennent les bébés ou remarque le sexe différent d’un autre, vous pouvez commencer à lui parler de sexualité. Soyez à l’écoute afin de détecter ses questionnements, les messages non-dits et ses petits gènes. Faites montre de sensibilité pour créer un climat de confiance et de discussion pour parler de ce sujet sensible. Vous dressez ainsi la table pour des partages de préoccupations sexuelles.
Evitez surtout de lui demander : »où as-tu entendu parler de ça ». Il peut avoir le sentiment de vous avoir choqué. Si vous êtes gêné par ces questions, dîtes-lui simplement que vous n’avez pas la réponse et que vous en reparlerez.
Quand votre ado. Quand votre enfant vous questionne sur la sexualité, tenez-vous en ces questions pour éviter d’en dire plus que ce qu’il est prêt à entendre. Faites le d’abord parler un peu avant de répondre. Par exemple, demandez-lui : »qu’en penses-tu, toi ? Que sais-tu à ce sujet ? Vous pouvez ainsi évaluer son niveau de connaissance et de vocabulaire, puis ajuster l’information à lui donner en partant de ce qu’il sait.
Florence EDIE