L’Italie a mis en place un impressionnant dispositif de sécurité à Rome, notamment autour du Vatican alors que le monde s’apprête à dire adieu au pape François.
Les funérailles du souverain pontife argentin, décédé lundi à l’âge de 88 ans des suites d’un AVC, auront lieu ce samedi 26 avril 2025, au Vatican en présence de centaines de délégations étrangères et d’un nombre important de pèlerins.
Mardi, les cardinaux se sont réunis en conclave pour organiser les obsèques et entamer les discussions en vue de la désignation du successeur de François. D’autres décisions stratégiques concernant la gouvernance de l’Église sont également à l’étude. « Nous sommes prêts, mais nous devons rester flexibles jusqu’au bout. L’important, c’est de garantir un climat serein pour tous ceux qui viennent faire leurs adieux », a souligné Lamberto Giannini, préfet de Rome.
Depuis mercredi matin, la basilique Saint-Pierre accueille des milliers de fidèles venus rendre un dernier hommage au premier pape d’Amérique latine. Le corps repose dans l’édifice sacré jusqu’à vendredi soir à 19 heures, avec une ouverture exceptionnelle jusqu’à minuit mercredi et jeudi pour faire face à l’afflux de visiteurs.
En parallèle, la capitale italienne vit sous haute tension. Un déploiement massif de forces de l’ordre est visible dans les rues, notamment près de la Via Conciliazione, le long du Tibre et dans les stations de métro. Des drones survolent également le secteur pour renforcer la vigilance.
« L’organisation de l’année jubilaire était déjà complexe. Mais la mort du pape a changé la donne. Rome a cependant l’expérience de ces situations », a affirmé Giannini.
Le pape François laisse derrière lui un héritage spirituel marqué par son humilité pastorale, sa défense constante des plus démunis et son engagement en faveur de la paix. Sa disparition suscite une émotion mondiale, et ses funérailles s’annoncent comme un moment historique à forte portée symbolique pour l’avenir de l’Église catholique.
Amy N’DIAYE