Face à la progression rapide de la connectivité mobile sur le continent africain, la GSMA et ses partenaires de l’industrie télécom lancent un appel pressant à l’action collective pour protéger les enfants en ligne. Un nouveau livre blanc intitulé « Renforcer la protection des enfants en ligne en Afrique subsaharienne », publié formule des recommandations concrètes à l’intention des décideurs publics, des entreprises, de la société civile et des jeunes.
Ce document est le fruit d’une table ronde de haut niveau organisée le lundi 16 juin 2025, à Barcelone, lors du programme ministériel du MWC25. Il vise à construire un environnement numérique plus sûr, inclusif et respectueux des droits des enfants africains.
Selon le communiqué reçu, les enfants accèdent de plus en plus tôt à internet souvent via le mobile, principal canal de connexion en Afrique les risques de cyberharcèlement, d’exposition à des contenus inappropriés ou encore d’exploitation en ligne se multiplient.
Angela Wamola, directrice Afrique subsaharienne à la GSMA, alerte :
« La protection des enfants en ligne est une responsabilité partagée entre gouvernements, secteur privé, société civile et familles. Ensemble, nous pouvons faire du numérique une opportunité, pas une menace. »
La GSMA renforce son engagement de longue date aux côtés de l’UNICEF. Les deux institutions co-présideront un nouveau groupe de travail régional chargé de mettre en œuvre les recommandations du rapport. Cette initiative s’inscrit dans la continuité du rapport « Améliorer la vie des enfants grâce au mobile » publié en 2019.
Quant à Nankali Maksud, conseillère régionale pour la protection de l’enfance à l’UNICEF, elle souligne que
« Les moins de 18 ans représentent la moitié de la population africaine. Garantir leur sécurité numérique, c’est investir dans l’avenir du continent. ».
Le livre blanc s’appuie sur des données régionales, une étude commandée par MTN et des témoignages de jeunes, dont celui de Jemima Kasongo (19 ans, RDC), qui a ouvert la table ronde à Barcelone avec un plaidoyer vibrant. Il propose d’impliquer directement les enfants et jeunes dans les politiques numériques. D’aligner les législations nationales avec la stratégie de l’Union africaine sur la sécurité en ligne . D’intensifier la sensibilisation des enfants, parents et éducateurs et de renforcer les partenariats public-privé à l’échelle régionale.
Même si le rapport cible l’Afrique subsaharienne, il s’inscrit dans une dynamique mondiale. À travers son Alliance mobile contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne, la GSMA fédère des opérateurs internationaux autour de bonnes pratiques. Elle encourage également l’intégration des voix des jeunes dans la gouvernance numérique.
Rappelons que la GSMA est l’organisation mondiale de référence pour le secteur mobile. Elle représente les opérateurs et acteurs de l’écosystème numérique, œuvrant pour une connectivité au service du progrès social, de l’innovation et de la transformation sociétale. Elle organise notamment les conférences MWC et M360, rassemblant les leaders mondiaux du numérique.
Florence EDIE