Abidjan accueille du 23 au 27 août 2025 la Coupe d’Afrique des Nations de Dodgeball. La compétition, qui réunit 12 pays africains au palais des sports de Treichville, est organisée sous l’égide de la fédération Ivoirienne de Dodgeball (FID). À la tête du comité d’organisation, Marie-Josiane Yao, présidente de cette discipline, revient sur les enjeux de cette édition.
Madame la Présidente, quel bilan tirez-vous de la première journée de la CAN de Dodgeball 2025 ?
Avant tout, je rends grâce à Dieu. Être jeune, diriger une fédération émergente et piloter une telle compétition est un réel accomplissement. Dès le départ, nous avons voulu prouver qu’avec une vision claire, de la détermination et du travail, la jeunesse peut transformer ses ambitions en réalisations concrètes.
Le week-end dernier, nous avons organisé une conférence inaugurale à l’hôtel Capitol de la Riviera Golf, à Cocody. Ce fut un moment d’échanges enrichissant avec des experts de renom. L’idée était de montrer que le dodgeball peut être plus qu’un sport : un outil de promotion des valeurs sociales, de paix, de cohésion et un vecteur d’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
Aujourd’hui, nous assistons à la renaissance d’une discipline qui a marqué notre enfance. Ce jeu de cour d’école est désormais structuré et pratiqué dans 150 pays, dont 29 en Afrique. La Côte d’Ivoire, en tant que pays hôte, veut porter haut les couleurs de ce sport.
La cérémonie d’ouverture a eu lieu ce dimanche 24 août. Que représente-t-elle pour vous ?
Elle symbolise un tournant. À travers cette cérémonie, nous avons voulu montrer l’évolution de ce sport. D’un simple jeu d’enfants à une discipline sportive internationale. Cette CAN est aussi un levier pour transmettre des messages de paix, de fraternité, de fair-play et de fierté nationale.
Nous bénéficions du soutien des autorités, notamment du ministère délégué au Sport et au Cadre de Vie. Nous exprimons toute notre gratitude à nos parrains : le ministre Adjé Metch Silas et le député-maire d’Adjamé, Soumahoro Farikou, ainsi qu’à tous nos partenaires.
C’est une page d’histoire qui s’écrit. L’entrée est gratuite, sauf pour la salle VIP, et nous invitons tous les Ivoiriens à venir vivre cette aventure, à redécouvrir un sport qui leur est familier et à soutenir notre équipe nationale, afin que le trophée reste en terre ivoirienne.
Au-delà du défi sportif, l’organisation constitue un chantier important. Êtes-vous prête ?
C’est un défi immense, mais que nous avons anticipé. Le football reste notre sport roi, mais le Dodgeball a cette particularité d’être mixte, inclusif et accessible à tous. Il porte en lui une forte valeur ajoutée en matière de promotion du genre.
Avec une équipe jeune, dynamique et engagée, nous avons constitué un comité d’organisation solide dès que la Côte d’Ivoire a obtenu l’attribution de la compétition, il y a un an. Même si nos moyens sont limités, notre motivation reste intacte et nous bénéficions du soutien de nombreux acteurs.
Nous voulons aussi saluer les médias, qui jouent un rôle central. Sans eux, pas de relais d’information, donc pas d’impact. C’est ensemble que nous réussirons à faire du Dodgeball un sport de référence, à faire vibrer les Ivoiriens et, pourquoi pas, à lui donner un jour le statut de sport roi.
Par Arnaud GASA