Abengourou est sous le choc. Le mardi 7 octobre 2025, une tragédie d’une rare cruauté a endeuillé la cité royale. Une jeune étudiante en première année à l’Institut National de Formation des Agents de Santé (INFAS) a été tuée par celui qu’elle présentait comme son mari. L’auteur présumé du crime aurait ensuite tenté de mettre fin à ses jours, avant d’être maîtrisé par des habitants et conduit d’urgence au CHR d’Abengourou.
Selon les premières informations recueillies, une violente dispute aurait éclaté entre le couple, dégénérant en drame irréversible. La victime, encore en début de parcours universitaire, voyait ses rêves et son avenir brutalement fauchés.
Ce drame s’ajoute à la longue liste des violences conjugales qui continuent de briser des vies à travers le pays. Derrière les murs des foyers, trop de jeunes femmes subissent encore des pressions, des menaces ou des violences physiques, souvent au nom d’un amour possessif et déformé.
Les cris d’alarme se multiplient, mais la réalité reste la même : des vies sont perdues parce que certains confondent amour et domination.
Ce drame devrait être un appel à la conscience collective de tous face à ce fléau qui prend de l’ampleur jour après jours.
À Abengourou, la communauté estudiantine pleure l’une des siennes. Mais au-delà de la douleur, ce drame doit servir de signal d’alarme.
Parce qu’aucune vie ne mérite de s’éteindre sous les coups de celui qui disait aimer.
Fatou KONÉ