Présenté en avant-première le 7 mars 2026 à l’espace Barco-Angré (Carrefour Tapis), Fléau (L’Épreuve des Repères) marque une nouvelle étape dans le parcours engagé de M’Bro Lath, réalisateur connu sous le pseudo Le Joseph du cinéma.
Fidèle à son cinéma frontal et sans concession, il signe ici une œuvre percutante qui s’attaque à un sujet brûlant : l’effondrement silencieux des repères au sein du système éducatif.
« Je ne voulais pas faire un film sur l’école, mais sur ce qu’on accepte de devenir quand on renonce à l’exigence », explique le réalisateur.
Dès les premières images, le spectateur est plongé dans un lycée où l’échec n’est plus une anomalie, mais une habitude. Une médiocrité installée, banalisée, presque encouragée, malgré les tentatives visibles mais insuffisantes des autorités pour redresser la situation.
Au cœur du récit, Estelle incarne la résistance. Seule contre tous, elle refuse de s’adapter à un système qui récompense l’effort minimal et punit l’ambition.
« Estelle, c’est l’élève qu’on regarde comme un problème simplement parce qu’elle refuse de baisser la tête », confie M’Bro Lath.
Entourée de « loups déguisés en agneaux », élèves et adultes confondus, elle mène un combat éprouvant contre ce que le film nomme le Fléau : cette force invisible qui freine toute élévation et transforme l’excellence en faute.

À l’opposé, Inès, Gisèle et Alex ont fait le choix du renoncement. Tricherie, absentéisme, facilité deviennent pour eux des modes de survie.
Ils revendiquent une forme de liberté illusoire, un cynisme protecteur face à un avenir qu’ils estiment déjà verrouillé. « Ils ne sont pas paresseux, ils sont résignés. Et la résignation, c’est peut-être la plus grande violence qu’on inflige à cette jeunesse », souligne le réalisateur.
Sans jamais tomber dans la caricature, Fléau pose une question centrale, qui est réellement responsable de cet échec collectif ? Les élèves, les enseignants, les institutions… ou une société entière qui a progressivement abaissé ses propres standards ?
« Quand tout le monde ferme les yeux, la médiocrité devient une règle morale », tranche Le Joseph du cinéma.
Porté par une mise en scène tendue et une direction d’acteurs sobre mais incisive, le film dérange, interpelle et force la réflexion. Cette avant-première du 7 mars 2026 s’annonce comme un rendez-vous marquant, révélant une œuvre nécessaire, qui ne cherche ni à plaire ni à rassurer, mais à réveiller les consciences.

Avec Fléau (L’Épreuve des Repères), M’Bro Lath confirme sa volonté de faire du cinéma un outil de questionnement social. Un film qui ne donne pas de leçons, mais qui pose une exigence : celle de regarder la réalité en face.
Amy N’DIAYE
C’est Seulement DIEU qui gratte dot de serpent
Longue vie à tous et toujours star vision production