Le gouvernement nommé le mardi 2 juin 2026, par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lô affiche une participation féminine réduite, avec quatre femmes sur 30 membres, soit environ 13% de l’équipe. Cette configuration, moins favorable aux femmes que dans plusieurs gouvernements précédents, ravive les discuss42nions sur la place des femmes aux plus hautes responsabilités de l’État.
Parmi les femmes retenues, Marie-Angélique Mame Selbé Diouf reprend le portefeuille de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités. Députée élue sous la bannière du parti Pastef-Les Patriotes, elle succède à Maimouna Dièye.
Djireye Clotilde Coly, experte-comptable, est nommée ministre de la Jeunesse et des Sports, en remplacement de Khady Diène Gaye. Sa nomination illustre le recours à des profils techniques pour certains ministères.
Le ministère des Pêches et de l’Économie maritime revient à Amy Mara, comptable de formation et spécialiste des marchés publics ; elle succède à Fatou Diouf, qui occupait ce portefeuille depuis l’arrivée du nouveau régime.
La quatrième femme de l’équipe, Mame Coumba Diop, obtient le titre de ministre secrétaire d’État auprès du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme, chargée de la Culture, des Industries créatives et du Patrimoine historique. Elle remplace Bacary Sarr, réaffecté au ministère de la Communication et nommé porte-parole du gouvernement, chargé des Relations avec les Institutions.
La faible proportion de femmes dans la nouvelle équipe relance les voix qui réclament des mesures concrètes pour améliorer la parité au sommet de l’exécutif. Les observateurs politiques et associations militantes soulignent que la représentativité gouvernementale ne reflète pas la place des femmes dans la société et demandent davantage d’engagement pour inclure des femmes dans des portefeuilles stratégiques.
Amy N’DIAYE