Filière Café-Cacao :   l’OIA Café-Cacao face au défi de la transparence

Alors que le programme de rachat des 100 000 tonnes de stocks de cacao inventoriés est arrivé à son terme, des interrogations émergent sur les coopératives retenues, les volumes effectivement enlevés et l’utilisation des ressources mobilisées. Des questions auxquelles l’OIA Café-Cacao, qui a conduit l’opération, est désormais appelée à répondre. Le programme de rachat des 100 000 tonnes de stocks de cacao inventoriés est désormais achevé. Mais la fin de cette opération ouvre une nouvelle séquence : celle du bilan et de la redevabilité.

Dans une lettre datée du 10 août 2026 adressée au Conseil du Café-Cacao, le Collectif des organisations professionnelles agricoles (Copa-Ci) demande notamment la publication de la liste complète des coopératives et structures inventoriées, avec les volumes correspondants, ainsi que celle des bénéficiaires effectifs de l’opération et les quantités de cacao enlevées pour chacune d’elles .apprend-t-on de sources proches de fratmat.info.

S’il est vrai  que  ces demandes soulèvent une question légitime de transparence, il n’en demeure pas moins  leur destinataire semble toutefois faire débat. Au regard du dispositif finalement retenu pour cette opération, le bilan devrait prioritairement être sollicité auprès de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole Café-Cacao (OIA Café-Cacao), qui en a assuré la conduite opérationnelle. Lancée initialement avec l’implication du Conseil du Café-Cacao à la fin du mois de janvier, l’opération a finalement été confiée à l’OIA Café-Cacao. Celle-ci devait notamment procéder à son propre inventaire, identifier les coopératives éligibles et déterminer les volumes à leur attribuer.

À cette occasion, le porte-parole de l’OIA Café-Cacao, Obed Doua, avait annoncé que le Conseil du Café-Cacao avait officiellement concédé à l’organisation interprofessionnelle la gestion de l’opération de rachat des 100 000 tonnes. Selon les responsabilités alors présentées, l’OIA Café-Cacao devait sélectionner les coopératives appelées à participer aux opérations de déchargement et attribuer les volumes à chacune d’elles. Le Conseil du Café-Cacao devait, pour sa part, délivrer les connaissements nécessaires aux coopératives retenues. Dès lors, les interrogations portant sur les critères de sélection des coopératives, les volumes attribués et les quantités effectivement enlevées renvoient directement à la gestion opérationnelle assurée par l’OIA Café-Cacao.

Les producteurs, les coopératives et l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du cacao sont en droit d’attendre des éléments précis sur le nombre de structures retenues, les volumes effectivement rachetés, les critères appliqués et les éventuels écarts entre les stocks inventoriés et les quantités finalement enlevées. La clôture du programme ne devrait donc pas constituer la fin du débat. Elle pourrait, au contraire, marquer le début d’une phase de reddition de comptes. Après avoir conduit l’opération, l’OIA Café-Cacao est désormais attendue sur son bilan.

La transparence sur les 100 000 tonnes rachetées apparaît ainsi comme le prochain enjeu majeur pour restaurer la confiance et éclairer les producteurs sur la gestion de cette importante opération.

Une collaboration de EKB

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