Mauritanie : Plus de 140 migrants portées disparues sur les côtes Mauritaniennes

Dans un communiqué de presse publié le 22 septembre 2026, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) s’est dite consternée par les informations faisant état de dizaines de migrants morts ou portés disparus à la suite d’un naufrage au large des côtes mauritaniennes, où 38 survivants ont été secourus par les garde-côtes mauritaniens près de Nouadhibou le 18 juillet.

Selon les survivants, l’embarcation avait quitté la Gambie avec environ 180 personnes à bord et a passé 25 jours en mer avant que les opérations de secours ne soient déclenchées par les garde-côtes mauritaniens et des pêcheurs locaux.

Les survivants comprennent des hommes, des femmes et des enfants originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. Un corps a été récupéré ; au moins 143 personnes sont portées disparues et sont présumées avoir péri au cours du voyage. Parmi les survivants se trouvent deux enfants qui auraient perdu leurs parents et leur jeune frère ou sœur durant cette tragique traversée.

 » Chaque vie perdue sur cette route est une vie de trop. Mes pensées accompagnent les familles en deuil, ainsi que les survivants qui ont enduré une épreuve inimaginable », a expliqué Sylvia Ekra, Directrice régionale de l’OIM pour l’Afrique de l’ouest et centrale.

Cette tragédie s’ajoute aux 168 vies déjà perdues sur la route migratoire atlantique de l’Afrique de l’Ouest vers les Canaries cette année, ainsi qu’à deux naufrages invisibles présumés, encore en cours de vérification, qui pourraient avoir coûté la vie à des centaines de personnes supplémentaires.

Pour la seule année en cours, 4 440 arrivées ont été enregistrées aux îles Canaries, contre 11 575 entre janvier et juillet de l’année dernière, ce qui démontre que la baisse du nombre d’arrivées ne signifie pas que la route est devenue plus sûre.

Les personnes continuent de tout risquer parce que les pressions qui poussent à ces voyages demeurent. Sauver des vies exige un effort collectif qui va au-delà des opérations de recherche et de sauvetage.

Pour freiner, ces drames,  » nous avons besoin d’une coopération renforcée tout au long de la route, des pays d’origine aux pays de transit et de destination, avec un investissement accru dans la protection, des opportunités plus proches de chez soi et un accès élargi à des voies de migration sûres et régulières », a indiqué Sylvia Ekra de l’OIM.

Une correspondance de Ahoussi Aka (Source : OIM)

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