Le cancer représente aujourd’hui, l’une des premières causes de mortalité dans le monde. Mais tous les pays ne sont pas égaux face à cette maladie. A l’analyse des statistiques mondiales, le constat est sans équivoque. Des pays développés et non des moindres sont particulièrement touchés, notamment par certains types de cancers évitables. Quels sont ces pays, et surtout, pourquoi sont-ils plus exposés ? Décryptage.
Selon les données récentes de l’Organisation mondiale de la santé(OMS) et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), l’Australie arrive en tête avec un taux d’incidence de 452 cas pour 100 000 habitants, suivie de près par la Nouvelle-Zélande (422), l’Irlande, les États-Unis, et plusieurs pays d’Europe de l’Ouest comme la France (342)ou les Pays-Bas, rapporte baines.com. A toutes fins utiles, les types de cancers les plus fréquents dans ces pays sont : le cancer de la peau (mélanome), du sein, du poumon et du côlon.
Pourquoi ces pays ? Parce qu’ils ont souvent une population vieillissante (facteur de risque majeur), une alimentation riche, et surtout, une exposition élevée aux rayons UV, notamment en Océanie.
Les signes du mélanome
Les signes suspects du Mélanome : La règle ABCD à connaître absolument. Le rôle clé de l’environnement et de l’exposition au soleil. Le mélanome, forme agressive de cancer de la peau, est l’un des cancers les plus répandus en Australie et en Nouvelle-Zélande. Ces deux pays possèdent une forte exposition solaire toute l’année, et une population majoritairement à peau claire, plus sensible aux rayons UV.
Pour ce faire, les autorités locales y ont mis en place des campagnes de sensibilisation massives depuis les années 1980 : port de chapeaux, crème solaire obligatoire dans les écoles, et vêtements couvrants, entre autres. Et aujourd’hui, une solution de plus en plus adoptée : les maillots de bain anti-UV. Conçus avec des tissus certifiés UPF 50+, ils bloquent 98 % des rayons UV, sans empêcher les enfants (et les adultes !) de profiter de l’eau. Ces maillots sont devenus incontournable dans la garde-robe estivale de nombreuses familles en Australie et ailleurs.
Habitudes de vie, dépistage et inégalités d’accès aux soins
Au-delà de l’exposition aux rayons UV, d’autres éléments influencent les écarts d’incidence entre les pays. Par exemple, le mode de vie joue un rôle majeur. Le tabagisme et la consommation d’alcool restent très répandus en Europe de l’Est, où les cancers du poumon figurent parmi les plus fréquents. Quant à l’accès au dépistage, il varie fortement selon les régions. Les pays disposant de systèmes de santé performants identifient davantage de cas, parfois à un stade précoce. Ce dépistage accru peut donner l’impression d’une incidence plus élevée, alors qu’il reflète surtout une meilleure surveillance médicale. Outre, ce cas ô combien révélateur, figure en bonne place, l’alimentation et les prédispositions génétiques. Une alimentation riche en viande rouge et pauvre en fibres, par exemple, est associée à un risque accru de cancer colorectal.
Au total, le cancer est un phénomène mondial, mais son incidence varie selon les modes de vie, l’environnement et la prévention. Parmi les actions simples mais efficaces, protéger sa peau dès le plus jeune âge contre les rayons UV est essentiel.
Une correspondance particulière de EKB