Traque des rumeurs en période de crise : 33 communicateurs de la santé formés

Le lundi 12 octobre 2026 à l’Institut national d’hygiène publique, le  ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie  universelle  a initié un atelier. Cette rencontre vise à rendre opérationnel le Système national d’intelligence comportementale et de gestion de l’infodémie.

L’objectif est de détecter plus rapidement les fausses informations et d’y répondre avant qu’elles ne compromettent les interventions sanitaires. Les travaux se sont achevé  ce  14 octobre.

Détecter une rumeur avant qu’elle ne se propage, puis la contrer par une information vérifiée : telle est la mission du Système national d’intelligence comportementale et de gestion de l’infodémie, que la Côte d’Ivoire entend désormais rendre pleinement opérationnel.

Trente-trois communicateurs du ministère, issus des différentes régions sanitaires du pays, prennent part à cette formation. Ils sont accompagnés de membres du Groupe de travail technique sur la communication sur les risques et l’engagement communautaire (Gtt Crec), ainsi que de représentants de la plateforme « Une seule santé ». L’atelier bénéficie du soutien de l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas) et de ses partenaires.

Le dispositif s’articule autour de deux axes. Le premier porte sur la digitalisation du système national de gestion des rumeurs, afin d’accélérer la détection et le traitement des alertes. Le second concerne l’interconnexion de la plateforme ivoirienne avec celle de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), en vue d’assurer une surveillance commune et de coordonner la riposte aux urgences sanitaires dans la sous-région.

Au-delà de l’outil technologique, l’enjeu est de préserver la confiance des populations. Le ministère entend faire de la communication un pilier de la préparation aux crises sanitaires, notamment en renforçant la veille communautaire et la remontée des préoccupations des populations.

En effet, une fausse information peut suffire à compromettre une campagne de santé publique.

Ortis. A

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