Côte d’Ivoire : les Amazones du Bounguè veillent sur le bien-être des leurs à Pâques

« Nous avons décidé de ne plus attendre. Si la santé ne vient pas à nous, alors nous irons vers elle. ». C’est par ces mots que Amélie Kouadio, présidente de l’association des Amazones du Bounguè, résume l’esprit de la grande campagne de dépistage et de soins communautaires organisée le samedi 19 avril 2025.

Initiative inédite qui a transformé, en l’espace d’une journée, le quotidien de plus de 1800 habitants de cette paisible tribu Baoulé, située à 15 km de Bouaké.

À l’occasion des festivités pascales, l’association des Amazones du Bounguè a décidé d’aller au-delà des réjouissances traditionnelles. Avec courage et vision, ces femmes engagées ont mobilisé partenaires, professionnels de santé et volontaires pour offrir une véritable campagne de santé communautaire.

Au programme de ce grand rendez-vous, 800 enfants déparasités, avec remise de dons pour les familles.1 000 adultes dépistés pour le diabète et l’hypertension artérielle (HTA), avec orientation vers les structures sanitaires adaptées. Des stands d’information, des animations éducatives sur la nutrition et l’importance du suivi médical etc.

Ce jour-là, le cœur du village battait au rythme des files d’attente devant les postes de soins, des rires d’enfants soulagés, et de la fierté palpable d’une population qui prend désormais sa santé en main.

Le succès de cette opération a été renforcé par la présence de deux personnalités de marque. Notamment, le parrain Julien Kouassi Yao, fils du village et le capitaine Simon Bosson, Directeur général de l’Entreprise Ivoirienne d’Aménagement Foncier (EIAFOR), parrain de la cérémonie.

Très touché par l’engagement des Amazones, le capitaine Bosson a salué cette action exemplaire.

«Ce que nous avons vu aujourd’hui est un modèle. Quand une communauté prend sa santé en main, elle prend aussi son avenir en main. Ces amazones sont à féliciter pour ce qu’elles font dans la région. » dit-il.

Depuis cette campagne, les conversations ont changé à Bounguè. On parle désormais de tension artérielle, de glycémie, d’hygiène de vie. Une culture de la prévention s’installe. Et les Amazones ne comptent pas s’arrêter là. Une deuxième édition est déjà en préparation, avec l’ambition d’étendre la couverture à d’autres villages de la région.

Ce qui n’était qu’une initiative locale s’impose désormais comme un modèle reproductible dans d’autres zones rurales. La preuve que, même avec peu de moyens, mais une volonté inébranlable, la santé pour tous est un rêve réalisable.

Florence EDIE

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