Dossier/ Réseaux sociaux et gouvernance : Quand les femmes ivoiriennes deviennent des sentinelles citoyennes

En Côte d’Ivoire, les femmes investissent les réseaux sociaux pour devenir de véritables sentinelles citoyennes. Entre vigilance, mobilisation et transparence, elles transforment Facebook, Twitter, TikTok, etc. en leviers de bonne gouvernance et d’engagement civique.

A Abidjan, un automobiliste filme, il y a quelques mois, un policier qui lui réclame un billet de banque en plein contrôle routier. La vidéo est publiée sur Facebook. Quelques heures plus tard, elle devient virale. La direction générale de la police est obligée de réagir. Et elle sévit. Comme à Abidjan, des cas de malversations présumées dans certaines communes sont souvent dénoncés d’abord en ligne. Par exemple, Nadia Koné, une cyber-activiste, dénonce, sur les réseaux sociaux, un cas de corruption dans la passation d’un marché public. Cette transparence « imposée par le bas » oblige les responsables à ouvrir des enquêtes et à rendre des comptes, sous l’œil vigilant d’une population de plus en plus connectée.

Les risques de la vigilance citoyenne

Comme Nadia Koné, plusieurs femmes poursuivent leur travail de dénonciation sur les réseaux sociaux, des actes de corruption, convaincues que la gouvernance durable passe inévitablement par la vigilance citoyenne. Ce type de scène illustre un fait nouveau : les réseaux sociaux ne servent plus seulement à se divertir ou partager des photos, ils sont devenus des instruments de contrôle citoyen. Ils contribuent, désormais, à la bonne gouvernance en facilitant la participation citoyenne, la transparence gouvernementale et la mobilisation. Ils permettent aussi et surtout un dialogue direct entre gouvernants et gouvernés.               

Au demeurant, les réseaux sociaux offrent un espace d’engagement civique, de partage d’informations en temps réel, de diffusion d’idées et de contestation des actions publiques, même s’ils présentent aussi des risques tels que la désinformation et la manipulation d’opinion. Ici, les femmes, en Côte d’Ivoire, se montrent de plus en plus actives. Journalistes, militantes, influenceuses ou entrepreneures transforment Facebook, Twitter et TikTok en instruments de vigilance et de mobilisation, rappelant que la transparence et la reddition des comptes ne sont pas que des principes théoriques mais des exigences citoyennes concrètes.

Dans cette perspective, le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, avec la Fondation THEYA, Cisco Networking Academy et Cybastion, porte plusieurs programmes pour renforcer les compétences numériques des femmes en Côte d’Ivoire. Parmi ces programmes, au dire de Moussa Diarassouba, directeur de cabinet du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, le Tech Camp Été 2025 et DigiFemmes Caravane. Ces initiatives, appuyées par le gouvernement ivoirien, selon lui, visent, par ailleurs, à promouvoir l’inclusion et l’autonomisation socio-économique des femmes.

La transparence à l’épreuve du numérique

La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nasséneba Touré

Le programme avec DigiFemmes permet de déployer des formations et ateliers centrés sur le numérique et l’entrepreneuriat. Il vise à former 1 000 femmes à Abidjan avant une extension nationale. Ce programme bénéficie du soutien de partenaires financiers et techniques, notamment Cybastion et la Millenium Challenge Corporation.

Par ailleurs, une formation gratuite et certifiante en cybersécurité, accessible en ligne, est mis principalement à la disposition des jeunes filles et femmes en reconversion. Cette offre permettra, à terme, à 3 000 participantes d’acquérir des compétences dans un secteur numérique en plein essor. Ces initiatives montrent l’engagement du ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant à utiliser le digital comme un instrument d’indépendance économique durable des femmes ivoiriennes.

Au final, les réseaux sociaux ont permis aux femmes de réinventer la gouvernance citoyenne. Elles ne sont plus spectatrices mais actrices, vigilantes et audacieuses. Armées de leurs smartphones et de leur détermination, elles prouvent que la démocratie peut être nourrie depuis la base. Car la responsabilité publique dépend désormais aussi de la mobilisation numérique des citoyennes et citoyens.

Plus globalement, en Côte d’Ivoire, les réseaux sociaux ont profondément changé la manière dont les citoyens perçoivent l’action publique. Ils sont désormais un baromètre de l’opinion publique et de la bonne gouvernance. Lorsqu’un scandale éclate, ce n’est plus d’abord la presse traditionnelle qui s’en empare. Les premières images circulent sur WhatsApp ou Facebook. Il va sans dire que le pays vit une transition démocratique particulière. Celle où la démocratie représentative se conjugue avec une démocratie numérique naissante.

À l’État d’entendre cette nouvelle voix numérique (15 millions d’internautes ivoiriens par jour), et de la transformer en moteur d’inclusion et de transparence. Aux citoyens, enfin, de l’utiliser avec responsabilité, pour bâtir une gouvernance plus juste et participative. En effet, malgré ces résultats probants, les défis demeurent.

Heureuses de voir leur combat porter

Défis et perspectives

La fracture numérique prive encore de nombreuses femmes rurales d’accès aux outils numériques. Le manque de formation sur le fact-checking et le journalisme citoyen limite parfois l’impact des campagnes. Enfin, l’absence de protection juridique contre le cyber-harcèlement freine l’engagement de certaines militantes. Sans compter les attaques sexistes et les campagnes de dénigrement qui ciblent aussi régulièrement ces femmes qui osent dénoncer des abus. Nadia Koné en a d’ailleurs fait les frais, son identité ayant été attaquée en ligne pour avoir relayé l’acte de corruption dans la passation de marché public.

C’est que, à l’instar des autres secteurs d’activités, la vigilance citoyenne n’est pas sans risques. Il est donc essentiel de former davantage de femmes au journalisme numérique et à la vérification des informations et au renforcement de la protection juridique contre les violences en ligne. A cela, il faut ajouter le développement de l’accès au numérique dans les zones rurales et périurbaines.

C’est un secret de polichinelle. L’Afrique est en pleine mutation numérique. Les réseaux sociaux, autrefois des plateformes de partage ou de divertissement sont devenus de véritables outils de gouvernance citoyenne. Et il faut compter avec eux dans la gouvernance.

Florence EDIE

La vision du ministère de la Communication, Transition Numérique et de la Digitalisation

Absence de protection juridique contre le cyberharcèlement . Manque de formation. Fracture numérique. Pour le ministère de la Communication, Transition Numérique et de la Digitalisation, ces défis appellent des réponses adaptées. Stéphane Coulibaly Kounandi, directeur en charge de l’innovation, explique que «  Les réseaux sociaux offrent aux femmes, en particulier aux jeunes, la possibilité de faire entendre leur voix, de sensibiliser sur les enjeux sociétaux et de contrôler les politiques publiques ».

Face aux risques, la tutelle affirme avoir renforcé le cadre légal, mis en place des dispositifs d’accompagnement via l’Autorité de régulation des télécommunications/TIC de Côte d’Ivoire (ARTCI) et la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC), et lancé des campagnes de sensibilisation. Elle mise également sur des partenariats avec des ONG et des organisations internationales pour apporter un soutien juridique et psychologique aux femmes victimes de violences en ligne.

Dans sa stratégie nationale du numérique, le ministère met un accent particulier sur l’inclusion féminine, avec un objectif clair : atteindre 40 % de participation des femmes dans les instances numériques d’ici 2030, tout en favorisant la formation, le mentorat et l’entrepreneuriat féminin.

En dépit des obstacles, la présence accrue des femmes ivoiriennes sur les réseaux sociaux traduit une mutation profonde du rapport entre citoyenneté et gouvernance. En devenant des vigies numériques, elles contribuent à façonner une société plus inclusive, où la voix de chacune compte dans la construction du bien commun.

F.E

L’ombre des fake news

Les réseaux sociaux ne sont pas exempts de dérives. Rumeurs, intox et discours de haine y circulent facilement. En 2020, lors de la présidentielle, certaines publications mensongères ont accentué les tensions politiques. Aujourd’hui encore, des fausses informations sur la gestion économique ou sociale alimentent la défiance envers les institutions. C’est pourquoi la lutte contre la désinformation est devenue un pilier de la gouvernance numérique. Des plateformes comme Africa Check ou certains médias ivoiriens se spécialisent dans le fact-checking, avec l’appui d’ONG. S’il est vrai que les réseaux sociaux ne sauraient se substituer aux institutions, il n’en demeure pas moins qu’une gouvernance citoyenne est à construire. Ils offrent aux citoyens une voix instantanée et amplifiée, contraignent les autorités à plus detransparence, permettent de mobiliser rapidement sur des enjeux de société. Mais pour en faire un véritable levier de bonne gouvernance, deux défis demeurent : l’éducation numérique, pour apprendre aux internautes à vérifier et analyser l’information. L’institutionnalisation du dialogue citoyen, pour que la parole en ligne se traduise en réformes et décisions politiques concrètes.

F.E

Les réseaux sociaux tel un miroir du quotidien et un tribunal populaire

En Côte d’Ivoire, la démocratie ne se joue plus uniquement dans les urnes ni dans les rues. Elle se construit aussi sur Facebook, WhatsApp et TikTok. Les réseaux sociaux sont devenus un miroir du quotidien et un tribunal populaire où s’évaluent les actions de l’État. S’ils sont utilisés avec responsabilité et intelligence, ils peuvent être l’un des plus puissants outils pour bâtir une gouvernance plus transparente, inclusive et participative. Suite à des coupures intempestives de l’eau, une habitante de Yopougon  dénonce cette situation dans son quartier. En moins de 24 heures, son message est partagé des milliers de fois, repris par des blogueurs, des journalistes et des influenceurs.  Le ministère de l’Hydraulique, de l’Assainissement et de la Salubrité réagit, promettant un plan d’urgence.  Cette scène, aujourd’hui banale, illustre le rôle majeur que jouent désormais les réseaux sociaux dans la vie politique et sociale ivoirienne. Bien plus qu’un outil de communication, ils s’imposent comme un levier de gouvernance, bouleversant la relation entre l’État et ses citoyens.

F.E

De l’espace privé au tribunal public

En une décennie, la Côte d’Ivoire est passée d’un pays marqué par le déficit d’information publique à une société où la transparence est exigée par la base. Dans les années 2000, la critique de l’action publique restait confinée aux débats de quartier et aux émissions radio.  Aujourd’hui, un simple smartphone suffit pour faire éclater une affaire. La viralité transforme chaque citoyen en acteur de veille démocratique.  Le cas du policier filmé en train de racketter un automobiliste en 2023 reste emblématique. En quelques heures, la vidéo est devenue un sujet national, contraignant la hiérarchie à sanctionner.

F. E

Quelques figures féminines citoyennes du numérique

Édith Brou : Blogueuse pionnière et consultante en communication digitale

Elle utilise ses plateformes pour sensibiliser sur l’innovation, l’entrepreneuriat et la gouvernance numérique. Grâce à ses analyses vulgarisées, elle rapproche la technologie de la vie quotidienne et incite les jeunes à s’impliquer activement dans le débat public.

« Je trouve que la présence des femmes sur les réseaux sociaux est super importante. Ça leur donne une voix, ça leur permet de partager leurs idées, de dénoncer quand ça ne va pas, et aussi d’inspirer d’autres femmes », souligne-t-elle.

Elle ajoute « Et si on parle de bonne gouvernance, leur parole en ligne pousse à plus de transparence et d’inclusion. Quand les femmes s’expriment, elles amènent une autre sensibilité dans le débat public et ça change beaucoup de choses. »

Selon toujours elle, chaque intervention féminine sur les réseaux sociaux représente « une petite victoire pour une société plus équilibrée et plus juste ».

À travers ses publications sur Facebook, Twitter et Instagram, etc. elle attire l’attention sur les initiatives publiques, dénonce les manquements et encourage un dialogue direct entre autorités et citoyens. Ses actions transforment ces plateformes en véritables espaces de contrôle citoyen, où la société civile peut peser sur les décisions publiques.

De Laure Nesmon : Journaliste, militante féministe et pro-démocratie

Femme de conviction, à la tête de l’ONG ‘’Opinion éclairée’’, De Laure Nesmon s’impose comme une voix singulière dans l’univers de la gouvernance citoyenne, où elle milite pour une participation accrue des femmes dans les débats publics. Pour elle, les réseaux sociaux constituent un tournant décisif.                  

« Les femmes prennent désormais la parole sur la gestion du pays, qu’il s’agisse de politique, d’économie ou de société. Elles partagent leurs idées, leurs initiatives et s’engagent au nom de la démocratie. La participation citoyenne n’est pas une affaire d’hommes uniquement. Les femmes aussi ont des besoins spécifiques et elles les expriment aujourd’hui en ligne », confie-t-elle.

Mais, elle ne s’arrête pas à ce constat. Elle souligne aussi les manques. Peu de femmes politiques osent occuper cet espace numérique.                                                                                         

Avant d’ajouter que « Hormis celles qui détiennent des postes ministériels et communiquent sur leurs activités, la présence féminine reste faible dans le débat politique en ligne. Il y a encore un grand chemin à parcourir pour renforcer leur influence ».

Avec ‘’Opinion éclairée’’, elle entend contribuer à ce changement en ouvrant des espaces de dialogue et de sensibilisation pour que la voix des femmes résonne davantage, non seulement dans la société civile, mais aussi au cœur des sphères décisionnelles.

Marie-Paule Okri : Une militante à la croisée du politique et du digital

Vice-présidente chargée de la politique du genre au sein de l’alliance pour une démocratie citoyenne (ADCI) et cofondatrice de la Ligue ivoirienne des droits des femmes, Marie-Paule Okri  transforme les réseaux sociaux en un véritable outil de mobilisation et de transparence.

Son engagement dépasse le cadre associatif. À travers son rôle au sein de l’ADCI, elle agit sur les questions structurelles liées à l’égalité femmes-hommes et la représentativité dans la sphère politique. Mais, c’est sur Facebook, principal canal de la Ligue, qu’elle déploie son influence. Postes, vidéos et campagnes en ligne permettent de sensibiliser, d’informer et de fédérer les femmes rurales autour de leurs droits, tout en stimulant la participation citoyenne.

En donnant une visibilité nationale à des initiatives locales, cette femme agronome de fonction et militante féministe illustre le potentiel des médias numériques pour la gouvernance. Chaque publication devient un appel à la transparence, un moyen d’alerter sur les dysfonctionnements et d’encourager les institutions à plus de redevabilité. Les réseaux sociaux se transforment alors en plateforme citoyenne, où l’opinion publique et les acteurs politiques peuvent interagir directement.

Grâce à sa stratégie digitale, elle amplifie la voix des femmes marginalisées ; Favorise la participation des citoyens aux débats publics ; Encourage les institutions à répondre aux attentes sociales et économiques et contribue à créer un modèle de gouvernance plus inclusif et responsable.

« Il est possible de conjuguer engagement politique, action sociale et influence digitale. Lorsqu’une femme s’arme de détermination et d’outils numériques, elle peut devenir un véritable levier de transformation pour la gouvernance et l’inclusion citoyenne (…) » indique-t-elle.                 

Elle a été distinguée en janvier 2024 par le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes.

Florence EDIE

Cinq questions à…

Rita Pascale Kwaminan (Présidente de l’ABCI) : « Avec les réseaux sociaux, les femmes ivoiriennes font entendre leur pouvoir »

Présidente de l’association des blogueurs de Côte d’Ivoire et consultante en communication digitale, Rita Pascale Kwaminan Asman est également fondatrice du média web ‘’Réalité de femme’’ et de l’ONG ‘’Femmes autonomes espoir de demain’’ (FAED).  Juriste certifiée en Droit des femmes, elle s’impose comme l’une des figures les plus dynamiques du militantisme féminin en Côte d’Ivoire.

En quoi les réseaux sociaux ont-ils transformé la relation entre citoyens, médias et institutions publiques en Côte d’Ivoire ?

Il faut dire que l’avènement des réseaux sociaux a considérablement renforcé la liberté d’expression. Aujourd’hui, chaque citoyen peut partager son point de vue et s’exprimer sur les sujets d’intérêt général. Les réseaux sociaux ont réduit le fossé qui séparait les citoyens des décideurs et des institutions publiques, favorisant ainsi une meilleure prise en compte des besoins de la population et la mise en place de solutions adaptées aux problèmes socio-économiques.

L’accès constant à l’information a aussi transformé notre manière de ‘’consommer’’ les nouvelles. Le citoyen peut désormais s’informer à tout moment et en tout lieu. Cette omniprésence de l’information a montré l’impact réel des réseaux sociaux dans notre société, justifiant pleinement les mesures encadrant leur utilisation.

Pensez-vous que les réseaux sociaux renforcent-ils réellement la transparence et la redevabilité des pouvoirs publics ?

Absolument. Grâce aux réseaux sociaux, les citoyens peuvent interpeller directement les décideurs et dénoncer les injustices. Ce dialogue numérique incite les autorités à prendre des décisions conformes aux normes juridiques et aux attentes de la population. Les réseaux sociaux sont donc un outil efficace pour promouvoir la transparence et la responsabilité des pouvoirs publics.

Alors, dites-nous comment les autorités pourraient-elles utiliser les réseaux sociaux comme outil de dialogue démocratique, plutôt que de les percevoir comme une menace ?

Lors de la révision de la liste électorale (RLE) 2025, un sondage mené par notre association a montré que 87,1 % des citoyens s’informent sur la RLE via Internet et les réseaux sociaux. Ce chiffre montre que ces plateformes constituent un moyen efficace de créer un cadre de dialogue entre autorités et citoyens, touchant toutes les couches sociales et favorisant la liberté d’expression.

Quel rôle particulier jouent les femmes dans la promotion de la bonne gouvernance via les réseaux sociaux ?

En Côte d’Ivoire, les femmes représentent plus de 47 % de la population. Avec l’essor des réseaux sociaux, elles dénoncent les injustices et s’engagent activement dans la défense des droits humains. À travers la création de contenus, l’activisme et le militantisme, elles contribuent à renforcer l’égalité des droits et à intégrer la question du genre dans la gouvernance, des éléments clés pour un développement durable et équitable.

Alors quelles stratégies les femmes peuvent-elles développer pour transformer leur influence numérique en véritable pouvoir politique et social ?

De nombreuses initiatives féminines méritent d’être saluées. Cependant, les femmes ivoiriennes gagneraient à unir leurs forces, travailler en réseau et coordonner leurs actions pour atteindre plus rapidement les objectifs d’égalité de droits. En parlant d’une seule voix, elles parviendront à toucher les décideurs et à faire du genre un facteur incontournable du développement social, politique et économique.

Par Florence EDIE

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