Rentrée scolaire : Troc, débrouillardise et créativité pour alléger la facture

Dure, dure pour les parents, cette période de rentrée scolaire. Finies les vacances, place aux lourdes dépenses. Partagés entre les charges domestiques et les dépenses liées à la scolarisation de leur progéniture, des parents, faute d’une gestion éclairée de leur budget, se laissent surprendre par la rentrée des classes et se voient contraints d’effectuer des dépenses non planifiées.

Résultat : le portefeuille se vide en un temps record et lorsque et lorsque les dépenses ne sont pas achevées, il n’est exclu qu’un (sur)endettement vienne enfoncer père, mère et enfants dans une misère qu’ils auraient pu éviter.

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Le troc, une arme contre la dépense
Moussa Doumbia a trouvé la parade dans le voisinage.

« Mon fils entre en 2nde cette année. J’ai échangé ses livres avec ceux de la fille de mon voisin qui passe en 1ère. Pour des livres qui auraient coûté plus de 50.000 F CFA, je n’ai payé que 15.000 F CFA », se réjouit-il.

Pour les cahiers, il s’approvisionne dans les grandes surfaces d’Adjamé, où un lot de cinq cahiers de 300 pages lui revient à 1.600 F CFA au lieu de 2.000 à 2.300 F CFA.

Quant à Célestine Guéï, elle, préfère les librairies de rue à la grande gare d’Adjamé. Vigilante face aux marchands, elle négocie chaque prix.

« Le commerçant voulait 30.000 F CFA pour les livres de 3e de mon fils, je n’ai payé que 20.000 F CFA », raconte-t-elle, satisfaite de son économie.

Pour Guy Séri et Mme Touvoly, parents de trois enfants au primaire, le stress financier est moindre grâce à la gratuité des fournitures pour le primaire public.

« Depuis cinq ans, nous n’avons jamais déboursé un centime pour nos enfants du primaire. Notre souci, ce sont les aînés du secondaire », soulignent-ils.

Des élèves se mobilisent pour alléger la facture
La débrouillardise n’est pas l’apanage des parents. Pacôme et Souleymane, respectivement en terminale A et D, ont travaillé pendant les vacances pour financer leurs fournitures.

« Nous avons acheté trois paquets de rame et une quinzaine de chemises cartonnées chacun. Avec deux boîtes de colle forte, nous fabriquerons nos cahiers pour toute l’année pour seulement 9.000 F CFA par personne », expliquent-ils.

Ils ont aussi échangé certains livres avec des élèves ayant obtenu le bac l’an dernier.

Sara, jeune élève orpheline de père, applique la même stratégie depuis quatre ans.

« Avec deux paquets de rames, une boîte de colle et une douzaine de chemises cartonnées, j’ai mes cahiers. Pour les livres, j’emprunte ceux de mes camarades de classe. Cela évite beaucoup de soucis à ma mère », confie-t-elle.

Solidarité et ingéniosité pour une rentrée réussie
Entre troc, achats malins et fabrication maison, les familles et élèves à Abidjan rivalisent de créativité. Ces stratégies permettent de réduire significativement les coûts et de garantir le droit à l’éducation, malgré des budgets souvent serrés.

Comparer les prix : un petit effort pour de grandes économies

Pour satisfaire les désirs de vos enfants ou respecter leur choix, certains articles doivent être neufs. Mais avant d’ouvrir votre portefeuille, prenez le temps de comparer les prix entre les différentes enseignes. Les produits sont souvent similaires, et les écarts de prix peuvent se révéler importants. Se tourner vers des magasins discount peut ainsi représenter une véritable économie.

Autre astuce : profiter des promotions de rentrée. Elles débutent généralement fin juillet et se prolongent jusqu’en septembre, offrant aux parents l’occasion de remplir les cartables sans se ruiner.

Amy N’DIAYE

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