Un trésor enfoui depuis plus de deux millénaires vient de resurgir à Carthage. Des fouilles archéologiques menées sur le célèbre site tunisien ont permis la découverte d’un masque en marbre représentant une femme à la coiffure phénicienne, daté de la fin du IVᵉ siècle avant J.-C.
L’objet, d’une rare finesse, aurait été déposé comme offrande votive, un présent adressé aux dieux pour s’attirer leur faveur. Sa particularité : une face avant finement sculptée et un revers creusé, rappelant certains masques en argile déjà mis au jour dans la région.
« Cette découverte s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme de recherche et de valorisation du site de Carthage », explique Imed Ben Jerbania, chercheur à l’Institut national du patrimoine. Soutenu par le ministère des Affaires culturelles et l’Agence pour la renaissance du patrimoine, ce projet vise à restaurer et à présenter les vestiges dans les meilleures conditions.
Le masque s’ajoute à une série de trouvailles récentes : inscriptions puniques, pièces d’or du IIIᵉ siècle, et autres objets rituels. Autant d’indices qui témoignent du rayonnement culturel et spirituel de Carthage, grande métropole méditerranéenne ouverte aux influences grecques et orientales.
Pour les archéologues, cette découverte confirme que le sol de Carthage n’a pas encore livré tous ses secrets.
Ortis A