Le monde du cinéma et de l’audiovisuel africain est frappé par une profonde tristesse suite à l’annonce du décès de l’actrice sénégalaise Halima (Halimatou) Gadji, figure emblématique du petit écran, révélée au grand public par la série à succès Maîtresse d’un homme marié.
Connue pour son interprétation marquante du personnage de Marième Dial, Halima Gadji s’était imposée comme l’une des actrices les plus talentueuses et influentes de sa génération. Son jeu intense, sa prestance à l’écran et son charisme naturel avaient largement contribué au succès de la série, devenue un véritable phénomène culturel en Afrique francophone.
Née à Dakar, Halima Gadji avait débuté sa carrière dans le mannequinat avant de se tourner vers le cinéma et les séries télévisées. Très vite, elle s’illustre dans plusieurs productions locales et internationales, affirmant un style singulier et une forte capacité d’incarnation.
Son ascension fulgurante faisait d’elle une icône du 7ᵉ art africain, admirée autant pour son talent que pour son audace.
Une voix libre face aux réalités humaines
Au-delà de sa carrière artistique, Halima Gadji avait marqué les esprits par son courage à aborder publiquement des sujets sensibles, notamment la santé mentale.
Sans détour, elle avait évoqué ses propres combats contre la dépression, brisant ainsi un tabou encore présent dans de nombreuses sociétés. Une prise de parole saluée par ses fans et par de nombreux professionnels, qui voyaient en elle une artiste engagée et profondément humaine.
Comme elle aimait le rappeler de son vivant :
« Les deux plus grandes vérités de la vie sont Dieu et la mort. »
L’annonce de sa disparition a suscité une vague d’émotion et d’hommages sur les réseaux sociaux et dans les milieux culturels. Acteurs, réalisateurs, téléspectateurs et passionnés de cinéma saluent la mémoire d’une femme forte, d’une artiste entière, dont les œuvres continueront de vivre à travers les écrans et les cœurs.
Florence EDIE