Paquinou 2026 : Sexe, alcool, viande de brousse…au rendez-vous

Chaque année, la Pâques, fête chrétienne catholique célébrant la résurrection de Jésus-Christ , attire les fils et filles du grand « V » Baoulé dans leurs villages. Mais derrière la dimension religieuse, la tradition baoulé y ajoute retrouvailles, musique, alcool, sexe, gastronomie et désormais brunchs. À Abidjan comme dans les villages, chacun met tout en œuvre pour ne pas manquer ce rendez-vous mêlant foi, culture et festivités.

Les préparatifs du Paquinou 2026 battent leur plein. Dans le district d’Abidjan et le « V » Baoulé, gares routières, dépôts de boissons et ménages sont en ébullition. Les populations achèvent leurs dernières emplettes pour rejoindre coûte que coûte leur village. Entre astuces pour obtenir des congés, certificats médicaux de complaisance ou prétextes inventés, rien n’arrête ceux qui veulent vivre pleinement cette célébration. Les employeurs doivent rester vigilants.

Le retour aux sources : Un événement chrétien mais festif

Le Paquinou, célébré chaque année par le peuple Baoulé, est avant tout une fête chrétienne catholique marquant la résurrection de Jésus-Christ à Pâques. Au-delà du sens religieux, c’est un moment de retrouvailles familiales, de réflexion sur le développement local et de divertissement. Dans le grand « V » Baoulé, chacun profite de cette période pour revenir dans son village après de longs mois passés dans les plantations ou les zones urbaines.

« La meilleure façon de fêter Pâques, c’est au village ou dans un campement. Pour rien au monde, je ne resterai à Abidjan. C’est une occasion de voir nos parents, de discuter des problèmes du canton et de profiter de l’air frais », explique Sébastien Yao,  président d’une mutuelle locale à Yamoussoukro.

Tous les moyens sont bons pour y participer

À Abidjan, la scène se répète dans tous les ménages et lieux de travail. Les servantes, travailleurs et membres des associations villageoises mobilisent tous les moyens pour rejoindre le village.        

« Je dois y aller quoi qu’il en coûte. Cela fait trois ans que je n’ai pas vu mes parents. Et puis, au village, on doit se laver correctement : si tu n’es pas lavée et que tu tombes enceinte, ce n’est pas bon pour la famille », confie Ahou Pauline, servante à Angré.

Certains salariés se tournent vers certificats et bulletins médicaux de complaisance. L’appel du village et de la fête est plus fort que tout.

Ambiance festive : Excès et réjouissances

Si la Pâques est une fête chrétienne catholique, la tradition baoulé y ajoute une dimension festive et sociale. Réjouissances, retrouvailles, flirt et séduction rythment les célébrations. L’alcool et la musique sont omniprésents, et la séduction fait partie des échanges sociaux. Infidélité, drague, mais aussi esprit de communauté et partage se côtoient dans cette période où tous les coups semblent permis.

Gastronomie locale et brunchs : La tradition rencontre la modernité

Le menu traditionnel reste à l’honneur. Agouti, porc-épic, biche, rats etc., aucun gibier n’est épargné. Mais nouveauté cette année, les brunchs s’invitent à Pâques. Jeunes et anciens profitent d’un mélange de gastronomie locale et de repas plus modernes, autour de grandes tables conviviales. L’alliance de la cuisine traditionnelle et des brunchs offre aux festivaliers une expérience culinaire originale, à partager en famille ou entre amis.

Une fête chrétienne fidèle aux racines baoulé

Malgré les excès et les réjouissances, le Paquinou reste une célébration chrétienne catholique de Pâques, rappelant la résurrection du Christ. Mais c’est aussi un moment de renaissance sociale et culturelle pour le peuple Baoulé, où traditions locales, gastronomie et foi chrétienne se rencontrent dans une ambiance unique.

Florence EDIE (Photo d’archives)

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