Présidence de l’UNJCI : La Team N’goran sort du silence face aux polémiques

L’ élection à la tête de l’union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unjci) reste sans calendrier officiel, alors que les tensions s’intensifient entre les différents camps. Accusée à plusieurs reprises, la candidate Marie Laure N’goran voit son équipe monter au créneau pour rétablir sa version des faits et dénoncer, à son tour, de graves irrégularités.

Dans un contexte marqué par l’incertitude autour de la date du scrutin, la bataille pour la présidence de l’UNJCI se joue désormais aussi sur le terrain médiatique. Chaque camp affine sa stratégie et durcit le ton, à mesure que les prises de parole se multiplient.

C’est dans cette atmosphère tendue que l’équipe de campagne de Marie Laure N’goran, réunie sous la bannière             

 « L’UNJCI, Nouvelle Vision », a décidé de rompre le silence. Lors d’une rencontre organisée au Palm Club de Cocody, ses partisans ont affiché leur détermination à répondre point par point aux accusations formulées par le camp de Franck Ettien.

Prenant la parole au nom de la direction de campagne, Félix D. Bony a tenu à clarifier d’emblée le cadre de cette sortie médiatique. Selon lui, il ne s’agissait pas d’une initiative personnelle de la candidate, mais d’une démarche collective visant à défendre son image face à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation .

Au cœur de son intervention, une dénonciation vigoureuse de ce qu’il considère comme des attaques répétées et infondées contre leur candidate. Pour lui, le silence n’était plus une option, il fallait désormais rétablir la vérité et empêcher la propagation de rumeurs susceptibles d’influencer l’opinion des membres de l’Union.

Mais au-delà de la défense, la Team MLN est passée à l’offensive. Pendant plus d’une heure, le directeur de campagne a exposé une série d’irrégularités qu’il impute directement à son adversaire. Il évoque notamment des manquements aux textes régissant l’UNJCI, ainsi que des pratiques jugées contraires aux règles électorales internes.

Parmi les points soulevés figure la question sensible de la Carte d’identité de journaliste professionnel (CIJP), dont les conditions d’obtention par Franck Ettien ont été ouvertement contestées. Pour Félix D. Bony, cette situation rappelle un précédent marquant : l’invalidation du dossier de Lance Touré lors de l’élection de 2022, sur la base de critères similaires.

Cette comparaison alimente aujourd’hui un sentiment d’injustice au sein du camp N’goran, qui estime que les règles appliquées hier doivent l’être avec la même rigueur aujourd’hui. « Les mêmes causes doivent produire les mêmes effets », semble être la ligne défendue par ses partisans.

L’intervention a également levé un coin de voile sur les discussions engagées en coulisses pour tenter d’apaiser les tensions. Des rencontres impliquant le ministère de tutelle, le conseil des sages et d’autres acteurs du secteur auraient eu lieu, sans pour autant déboucher sur un consensus clair.

Autre point de friction : le rôle du président sortant et de certains membres des instances dirigeantes de l’union. Le camp MLN les accuse de partialité et de complicité, estimant qu’ils contribueraient à fragiliser les textes en vigueur au profit d’intérêts particuliers.

En somme, la position de la Team MLN se veut ferme et sans équivoque : elle rejette catégoriquement la validité de la candidature de Franck Ettien, au regard des irrégularités dénoncées. 

Une ligne dure qui laisse présager un climat encore plus tendu à mesure que l’échéance électorale se rapproche.

La rencontre a par ailleurs été marquée par plusieurs prises de parole, notamment celle de Lance Touré, venu témoigner de son expérience passée, ainsi que des membres d’un collectif engagé pour la défense des textes de l’UNJCI. Autant d’interventions qui traduisent une fracture profonde au sein de l’organisation et annoncent une élection sous haute tension.

Ortis A

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