La Côte d’ivoire possède un des réseaux routiers des plus performants en Afrique subsaharienne. Cela est rendu possible par la volonté des autorités gouvernementales en premier, et ensuite des autorités municipales. Cette situation a pour avantage de permettre aux milliers de voitures de transports de tous genres et de toute destination, de circuler en toute tranquillité. Depuis 2014, les quote-part de l’ensemble des collectivités sont fusionnées et la part de chacune lui est reversée selon des modalités définies par un arrêté interministériel.
Préoccupés par l’anarchie au sein de leur corporation, les responsables du secteur des transports ont décidé d’établir une démarcation entre les taxis communaux appelés » wôrô wôrô » d’une part et les taxis compteurs d’autre part, à travers la couleur des carrosseries.
A Abidjan et dans les différentes régions de la Côte d’Ivoire, les taxis se distinguent par leurs couleurs spécifiques. Il existe trois grands types de taxi dans notre pays. Le Taxi-compteur, qui est un taxi inter-communal qui est autorisé à transporter les personnes sur l’ensemble des communes. Le Wôrô-wôrô ou Warren (en Dioula signifie 30frcs, un véhicule commun qui est limité à transporter les personnes dans une même commune et le taxi Brousse, qui relie les villes entre elles.
- Les Wôrô-Wôrô ou Warren
Remarquables par leur couleur, ce sont des taxis communaux de transport en commun, reliant en général deux quartiers bien précis à partir d’un itinéraire fixe. Ils sont sans compteurs et ont la particularité de fixer des tarifs à la portée de toutes les bourses. Ils n’ont pas d’arrêt fixe et stoppent partout pour laisser monter ou descendre leurs clients. Ils sont le moyen de transport privilégié des populations. Leurs conducteurs manipulent le volant, comme tout bon conducteur. Ils peuvent démarrer à 100 à l’heure, écouter la musique, souvent la cigarette en main, klaxonner, injurier, faire la monnaie, et s’arrêter brusquement quelques soit la vitesse pour récupérer un client. C’est un combat contre le temps et une course pour avoir la recette. Dans ce secteur d’activité chaque commune à sa couleur dominante. A savoir :
La couleur bleue pour la commune de Yopougon
La couleur jaune à Cocody
Les communes voisines tels que Adjamé, Attiecoubé, Marcory, et Koumassi et Adjamé partage la couleur verte
La couleur beige avec deux bandes marron sont des wôrô-wôrô d’Abobo
Port-Bouët, Vridi, c’est plutôt la couleur jaune avec bas de caisse bleu.
Bingerville, deuxième capitale après Grand-Bassam, les warren sont rouges. On les confond souvent avec les Taxi-compteur communément appelé ‘’Les Tomate’’ mais les usagers savent distinguer un Wôrô-Wôrô d’un Taxi compteur à l’allure et à l’aspect.
Ces véhicules de transport en Commun parcourent nos communes d’un bout à l’autre pour le bonheur des usagers. Ils fonctionnent sur des lignes relativement fixés par la commune. Ils sont dotés de têtes de pont où les véhicules stationnent
A l’exception du Plateau le centrale ville, elle n’a pas de Wôrô-Wôrô en tant que tel. On y trouve de nombreuses gares de Taxis-clandestins, qui mènent une concurrence illégale dure aux Taxis-compteurs. Maintenant que vous connaissez notre ville à travers les couleurs de ses taxis, il vous reste à les expérimenter. Cela reste une autre aventure.
Les wôrô-wôrô communaux font partie de la catégorie C3. Pour être dans la légalité, ils doivent avoir un titre de transport. Ce document est délivré par l’AGETU (50000 FCFA pour les nationaux et 70000 FCFA pour les étrangers) ; de la visite technique (de 6 mois) ; de la Taxe de transport urbain (Ttu) à payer au service des Impôts, se munir de la patente payable au trésor, de la vignette qui est également payée au trésor public (elle dépend de la puissance du véhicule) et d’une assurance transport (18.000 francs Cfa). Sans oublier le droit de ligne et la carte de stationnement (Elle se paye à la mairie. En début d’année il faut verser 47000F et payer 22000F chaque mois. Tout dépend de la commune).
- Les taxis
Ce sont des taxis compteurs identifiables à leur tôlerie de couleur orange, l’une des couleurs de l’emblème du pays. Ils couvrent toute la commune et par extension, toute la ville d’Abidjan et sa banlieue. Vous pouvez prendre un taxi de n’importe quel quartier de Cocody à un autre quartier de la commune ou du district d’Abidjan.
- Vers plus de clientélisme
Les gares routières regroupent les nombreux transporteurs et chauffeurs qui ont investi le secteur à la faveur de la libéralisation de la vie économique. Lieux d’emprise du pouvoir politique sur le milieu du transport, elles sont devenues des espaces de développement des corporations professionnelles et syndicales qui en ont fait de véritables places fortes à la fois autonomes et revendicatives. Avec l’accentuation de la décentralisation administrative et politique, elles font l’objet, d’ententes ou de tiraillements entre collectivités locales et transporteurs à Abidjan via la Côte d’Ivoire
- Institutions de contraventions municipales
Selon la mairie de Yopougon, à travers sa Direction communication média et multimédia, le député-maire de Yopougon, Gilbert Koné Kafana a pris un arrêté portant règlement de police en matière d’usage des voies routières. Cet arrêté fixe les montants des contraventions sur les mauvaises conduites automobiles, en vertu des dispositions du décret 2016-864 du 3 novembre 2016, fixant les amendes de 10. 000 CFA à 360. 000 FCFA assortie de peine de prison de dix jours à 2 mois sur les contraventions de 3ème classe (Article 256 du décret 2016-864). Selon la mairie, contrairement aux rumeurs, il ne s’agit ni de taxe ni d’impôts, mais d’amendes sur les infractions. Ces mesures ont pour effet d’être dissuasives afin de mettre fin au désordre urbain qui règne dans la commune. Yopougon.
A Cocody par exemple, les services municipaux ont demandé qu’ils se réfèrent à l’arrêté n°104/CC/SS/2016 du 26 novembre 2016 portant création des aires de stationnement à l’origine gérés par la mairie et qui a été confiée à une ‘’faitière de tous les acteurs (syndicats, transporteurs, chefs de ligne et chauffeurs’’. Du côté des autorités l’on a conscience des énormes désagréments causés par ces véhicules raison pour laquelle ils entendent instaurer le permis à points.
Florence Edie