Miss-2026 : Louisette Cadic N’Guessan ouvre son règne par une visite au Père Norbert Abekan

. Une couronne éclairée par la foi

Il est des gestes qui en disent davantage qu’un long discours. Quelques jours seulement après avoir été élue Miss Côte d’Ivoire 2026, Louisette Cadic N’Guessan n’a pas choisi les projecteurs d’une réception mondaine pour inaugurer son règne. C’est vers la paroisse Saint-Jacques des Deux-Plateaux (Cocody) que la nouvelle reine de beauté a dirigé ses pas, le jeudi 9 juillet 2026, afin de célébrer les 48 ans de sacerdoce du Révérend Père Norbert Abekan.

Dans la sobriété d’une rencontre empreinte de chaleur et de recueillement, la nouvelle Miss-CI a laissé entrevoir une facette plus intime de sa personnalité. Derrière le sourire qui a conquis le jury, derrière l’élégance de la silhouette couronnée, se dessine une jeune femme profondément attachée à sa foi et à ses convictions.

Pour elle, la spiritualité n’est pas un simple attribut de circonstance. Elle fait partie de son identité. Son chapelet porté au poignet, sa dévotion à la Vierge Marie et son engagement dans la vie de l’Église témoignent d’une foi vécue avec simplicité et constance. Une dimension personnelle qu’elle assume sans ostentation.

Sa visite au Père Norbert Abekan prend ainsi une portée particulière. Plus qu’une visite de courtoisie, elle apparaît comme un acte de reconnaissance envers un guide spirituel et comme une manière de placer cette nouvelle étape de sa vie sous le signe de la bénédiction. Un choix qui rappelle que, pour certains, les plus grandes victoires se célèbrent d’abord dans le silence de la gratitude.

Dans le bureau du curé, les échanges se sont déroulés dans une atmosphère familiale et bienveillante. L’expérience du prêtre, qui célèbre près d’un demi-siècle de ministère sacerdotal, rencontrait l’enthousiasme d’une jeune femme appelée à représenter la beauté ivoirienne durant une année entière. Deux générations, deux parcours, réunis autour de valeurs communes : l’humilité, le service et la foi.

À une époque où les reines de beauté sont souvent associées aux défilés, aux tapis rouges et aux obligations protocolaires, Louisette Cadic N’Guessan esquisse déjà une autre manière d’habiter sa couronne. Celle d’une jeune femme qui ne sépare pas l’image des convictions, ni l’élégance des valeurs qui la fondent.

Cette première apparition publique après son sacre n’a rien d’anecdotique. Elle raconte une vision. Celle d’une Miss qui entend faire de sa notoriété un espace où la beauté dialogue avec la spiritualité, où la grâce s’accompagne d’authenticité et où les symboles ont encore toute leur place.

En choisissant de commencer son règne dans une paroisse plutôt que sous les flashs d’une soirée de gala, Louisette Cadic N’Guessan signe peut-être le premier chapitre d’une année placée sous le sceau de la simplicité, de la reconnaissance et de la foi. Une manière singulière de rappeler que certaines couronnes brillent autant par les valeurs qu’elles portent que par les pierres qui les ornent

Jean Oued

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