‘’Anthôman’’ : Le film ivoirien qui célèbre l’honneur et la mémoire des femmes et des familles

‘’Anthôman’’, pour l’honneur, le nouveau long métrage du réalisateur ivoirien Jacques Tra-bi, promet d’émouvoir le public féminin par sa force narrative et sa sensibilité. Présenté en avant-première privée le 24 juillet au Plateau et attendu en salle le 29 juillet au Pathé Cap-Sud, ce film, tourné en Côte d’Ivoire et en France, mêle drame intime et fresque historique tout en rendant hommage aux valeurs et aux liens qui tissent la vie villageoise.

Ancré dans le quotidien de Blanoufla, Anthôman raconte l’amitié bouleversée entre Gooré, un batteur talentueux, et Kalou, un danseur. Un accident tragique lors d’une partie de chasse transforme leurs vies et déclenche une quête d’honneur qui résonnera dans toutes les familles du village. Accusé malgré l’échec du Zri rite traditionnel censé trancher la vérité  Gooré choisit de s’engager dans l’armée : revenir vivant du front deviendra pour lui le seul moyen de laver son nom et protéger l’honneur de sa famille.

Le film parle autant aux cœurs qu’aux esprits. Quatre langues y sont parlées Français, Guéré, Gouro et Baoulé, ce qui donne une grande authenticité aux dialogues et aux relations intergénérationnelles. Les personnages féminins, bien que non détaillés dans la projection presse, apparaissent comme des piliers de la communauté : mères, sœurs et compagnes y incarnent la résilience, la douleur et l’espoir, souvent en silence mais toujours avec une présence déterminante.

Côté talent, le long métrage réunit des visages connus du cinéma ivoirien, comme Mahoula Kané, Amoin Koffi et Nestor Gahé, qui servent une histoire émouvante et profondément humaine. Jacques Trabi explique que  ‘’Anthôman’’ signifie pour l’honneur en gouro , sa langue maternelle, et qu’il a voulu montrer comment la Seconde Guerre mondiale, même lointaine, a reconfiguré les structures sociales et culturelles des villages africains.

La production du film est aussi une victoire collective. Produite par Prisca Marceleney, l’œuvre a mobilisé un budget de 450 millions de Fcfa, soutenu par des partenaires comme le Programme Clap Acp, l’Union européenne, TV5 Monde, l’Oif et le ministère de la Culture. Pour la productrice, cette aventure confirme que la détermination locale peut porter des projets ambitieux et porteurs de sens un message d’inspiration pour les femmes leaders et créatrices.

Pourquoi aller voir Anthôman ?

Pour l’émotion : une histoire d’amitié, de sacrifice et de quête d’honneur qui touche toutes les familles.

Pour l’authenticité : des dialogues en langues locales et des décors qui replongent dans la vie villageoise.

Pour l’inspiration : la présence d’une productrice engagée et d’équipes ivoiriennes confirmant la montée en puissance du cinéma local.

Rendez-vous le mercredi 29 juillet 2026, au Pathé Cap-Sud pour découvrir ce film qui célèbre la mémoire, l’honneur et la force discrète des femmes et des familles africaines. Une séance à partager entre amies, mères et sœurs, pour soutenir un cinéma qui raconte enfin nos histoires.

Amy N’DIAYE

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