La compétition est lancée pour les jeunes porteurs de projets, à Abidjan. Soixante initiatives entrepreneuriales seront retenues dans le cadre de l’édition 2026 du Prix Alassane Ouattara du Jeune Entrepreneur Émergent. À la clé : une enveloppe globale de 300 millions de francs CFA et un accompagnement destiné à transformer les idées en activités durables. Les candidats ont jusqu’au samedi 5 septembre à 17 h pour tenter leur chance.
Ils ont une idée, un projet ou déjà une activité qu’ils souhaitent développer. Mais pour les jeunes entrepreneurs d’Abidjan qui veulent bénéficier du dispositif, il faut désormais franchir une étape décisive : convaincre le jury.
Depuis le lundi 31 août 2026, les candidatures sont ouvertes pour l’édition 2026 du Prix Alassane Ouattara du Jeune Entrepreneur Émergent.
Le concours, lancé officiellement le 10 août dernier par le ministre, gouverneur du District autonome d’Abidjan, Cissé Ibrahima Bacongo, offre une nouvelle possibilité de financement aux jeunes désireux de se lancer dans l’entrepreneuriat.
Cette année, 60 projets seront sélectionnés pour bénéficier d’une enveloppe globale de 300 millions de francs CFA. Une dotation qui constitue un véritable levier pour des porteurs de projets souvent confrontés à l’une des principales difficultés de l’entrepreneuriat : l’accès au financement.
Mais disposer d’une idée ne suffira pas. Les candidats devront démontrer que leur projet peut tenir dans la durée et générer une véritable activité économique. L’innovation, l’originalité, la créativité et la viabilité seront notamment prises en compte dans l’examen des dossiers.
La capacité du projet à créer de la valeur ajoutée et des emplois sera également déterminante. Autrement dit, les candidats devront aller au-delà de la présentation d’une simple idée et montrer son potentiel de développement.
Le concours s’adresse aux Ivoiriens âgés de 18 à 40 ans, résidant à Abidjan, sans emploi salarié et porteurs d’un projet entrepreneurial viable. Plusieurs secteurs sont concernés, notamment l’artisanat, l’agroalimentaire, la technologie et les services.
La particularité du dispositif réside aussi dans l’accompagnement prévu après la sélection. Les 60 lauréats ne devraient pas seulement recevoir un appui financier. Ils bénéficieront également d’un encadrement au sein du Centre d’incubation du District autonome d’Abidjan.
L’objectif est de leur permettre de mieux structurer leurs projets, de renforcer leurs compétences et surtout d’éviter qu’un financement ponctuel ne reste sans lendemain. L’accompagnement doit ainsi favoriser la consolidation et la pérennisation des activités.
Institué en 2014, le Prix Alassane Ouattara du Jeune Entrepreneur Émergent s’inscrit dans les initiatives en faveur de l’insertion économique des jeunes. Au fil des éditions, le dispositif entend encourager l’initiative privée et faire de l’entrepreneuriat un moyen d’insertion professionnelle.
Pour l’édition 2026, le message est donc clair : les jeunes porteurs de projets doivent désormais faire la démonstration de leur capacité à transformer une idée en entreprise créatrice de valeur et d’emplois.
La participation au concours est gratuite. Pour candidater, les intéressés doivent se présenter au Centre d’incubation du District autonome d’Abidjan au plus tard le samedi 5 septembre 2026 à 17 h. Ils devront fournir leur carte nationale d’identité, leur dossier de projet ainsi que la fiche d’identification à télécharger sur le site du District autonome d’Abidjan.
À quelques jours de la clôture, la course est donc engagée. Pour les candidats, le véritable défi ne sera pas seulement d’obtenir une part des 300 millions de francs CFA, mais de démontrer que leur projet mérite de devenir l’une des 60 initiatives retenues.
Soixante places, 300 millions de francs CFA et quelques jours pour convaincre : pour les jeunes entrepreneurs d’Abidjan, le compte à rebours est lancé.
Isaya. E