La sensibilisation prend le pas sur les risques liés aux travaux routiers à Madinani et dans plusieurs localités du Kabadougou. Sécurité routière, VIH/Sida, infections sexuellement transmissibles (IST) et violences basées sur le genre (VBG) sont au cœur d’une campagne menée auprès des populations riveraines des chantiers.
La salle de mariage de la mairie de Madinani a servi de cadre, lundi 31 août 2026, à une rencontre de sensibilisation réunissant des leaders communautaires et des représentants des populations de Madinani, Kafingué, Fembiasso et Kadiasso.
L’initiative s’inscrit dans le plan de gestion environnementale et sociale d’AZ Global Services (AZGS), entreprise chargée des travaux de réhabilitation des routes rurales non bitumées dans le cadre du projet Kabadougou-Phase 1 BIS, notamment le lot 4. L’objectif est de réduire l’exposition des riverains aux risques sociaux et sanitaires susceptibles d’être accentués par la présence des chantiers. Pour l’Ong Ipsdh, qui conduit cette campagne, la proximité avec les populations constitue un levier essentiel de prévention.
« C’est une opportunité pour les populations d’avoir les dernières innovations en matière de prise en charge des IST/VIH-Sida », a indiqué Lero Paul, représentant de la présidente de l’organisation, Koudou Josiane.
Présidant la rencontre, le sous-préfet de Fengolo, Yao Jean-Noël Koffi, a appelé les participants à davantage de civisme, notamment dans le respect des règles de circulation. Il les a surtout invités à ne pas limiter les acquis de la rencontre à la salle de réunion.
Les leaders communautaires présents sont ainsi appelés à devenir des relais dans leurs villages et quartiers. Une démarche qui vise à assurer une transmission durable des messages de prévention auprès des populations, notamment celles vivant au plus près des zones de travaux.
Au-delà de la sécurité routière, les échanges ont accordé une place importante aux questions de santé et de protection sociale. La prévention du VIH/Sida et des IST a été abordée, tout comme la lutte contre les violences basées sur le genre.
Sur ce dernier point, l’assistante sociale Bagné Isabelle a alerté sur la persistance des VBG dans le département. Elle a exhorté les communautés à rompre avec le silence qui entoure encore ces violences, à dénoncer les cas et surtout à orienter les victimes vers les services sociaux compétents.
La sensibilisation ne s’est pas arrêtée aux échanges institutionnels. Elle s’est poursuivie dans les rues des différentes localités concernées, avec des actions de proximité directement auprès des populations.
À travers cette démarche, l’enjeu est clair : faire de la prévention un réflexe collectif et permettre aux communautés riveraines des chantiers de mieux connaître les risques auxquels elles peuvent être confrontées et les moyens de s’en protéger.
Isaya. E