La campagne Octobre Rose 2026 du Projet de Mobilité Urbaine d’Abidjan (PMUA) s’est achevée le vendredi 9 octobre sur un bilan encourageant : près de 500 femmes ont bénéficié d’un dépistage gratuit des cancers du sein et du col de l’utérus.
Pendant quatre jours, du 6 au 9 octobre, les équipes du PMUA ont sillonné les six communes traversées par le corridor du Bus Rapid Transit (BRT) Yopougon-Bingerville. L’objectif : rapprocher la prévention des femmes, souvent éloignées des structures de santé ou freinées par le manque d’information.
Au-delà des tests de dépistage, la campagne a offert un espace d’écoute, d’information et de sensibilisation. Les femmes ont pu s’informer sur les signes d’alerte, l’importance du dépistage précoce et les gestes à adopter au quotidien.
La cérémonie de clôture, organisée au siège du PMUA, a réuni plusieurs responsables du projet et de ses partenaires. Y figuraient notamment Romain Kouakou, directeur général de l’AMUGA et coordonnateur du PMUA ; Océane Kéou, spécialiste senior en transport et responsable du projet à la Banque mondiale ; Salamata Bal, spécialiste senior en développement social à la Banque mondiale ; ainsi que Kandé Vanly, directeur des Ressources humaines du ministère des Transports et des Affaires maritimes.
Le ministère des Transports et des Affaires maritimes était représenté par Jean-Marc Atché, directeur de Cabinet adjoint. Sa présence a souligné l’importance que le ministre Amadou Koné accorde à la santé du personnel du projet et des populations vivant le long du corridor du BRT Yopougon-Bingerville.
Intervenant lors de la cérémonie, Jean-Marc Atché a invité les femmes à ne pas attendre l’apparition de symptômes pour se faire dépister. Selon lui, l’information et le dépistage précoce restent la première arme contre les cancers du sein et du col de l’utérus.
« La prévention ne doit pas se limiter au mois d’octobre : elle doit devenir un réflexe quotidien, un acte de responsabilité partagé au sein de chaque foyer et de chaque communauté », a-t-il indiqué au nom du ministre Amadou Koné.
Avec près de 500 femmes dépistées, cette édition d’Octobre Rose confirme l’intérêt des initiatives de santé de proximité. Elle rappelle surtout que la lutte contre le cancer ne se joue pas seulement dans les hôpitaux, mais aussi dans les quartiers, les marchés, les gares et les lieux de vie quotidienne des populations.
Amy N’DIAYE