People : Aya Nakamura , “Ma foi est mon refuge face aux jugements”

Invitée sur le plateau de Clique X,le samedi 14 juin 2025,  animé par Mouloud Achour, la chanteuse Aya Nakamura a livré une interview intime et sans détour. À 30 ans, l’interprète de Djadja revient sur les nombreuses critiques dont elle fait l’objet depuis le début de sa carrière, et révèle comment la spiritualité lui permet de garder l’équilibre.

Connue pour ses tubes planétaires mais aussi pour les polémiques qu’elle suscite, Aya Nakamura est l’une des artistes les plus écoutées et l’une des plus controversées en France. Sa simple participation annoncée à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris 2024 avait suffi à raviver les débats autour de son image. Un sondage Odoxa relayé par Ouest-France révélait alors que 68 % des Français avaient une mauvaise opinion de la chanteuse, et 73 % affirmaient ne pas aimer ses chansons.

Pourtant, loin des polémiques et des jugements hâtifs, Aya Nakamura assume son parcours et s’explique :

 « Ouais. La religion, ça m’apaise. Grave. Parfois, je me dis que ce qui m’arrive, c’est le destin. Croire, ça permet de se poser, de relativiser », confie-t-elle face caméra.

Pour l’artiste d’origine malienne, l’Islam est un pilier dans sa vie. Elle insiste sur l’importance de dépasser les stéréotypes :

« C’est une religion d’amour, de paix. Y’a toujours du bon et du mauvais, mais certains choisissent de ne voir que le mal. »

Elle déplore aussi une certaine crispation médiatique et sociale autour des questions d’identité :

« Entre le racisme, l’islamophobie. Je pense que la France a besoin de repos. Et les médias aussi. »

Plus qu’une défense, ses propos sont un appel au regard lucide et apaisé. Un message fort dans une société qui peine encore à concilier diversité culturelle et représentations positives.

 « Faut pas se fier aux apparences ni aux on-dit. Un mec qui n’a jamais vu d’Arabes ou de Noirs, il regarde les médias, et il se fait une image faussée », conclut-elle avec franchise.

En mêlant lucidité, foi et détermination, Aya Nakamura rappelle qu’au-delà de l’image, il y a une femme, une voix, et une histoire.

Ortis. A

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