Le rideau est tombé sur la 29 édition de l’Afrobasket Féminin ce dimanche 03 août 2025 . Dans une salle comble chauffée à blanc, le Nigeria s’est adjugé son septième titre, battant le Mali 78 à 64 au terme d’un match maîtrisé et haletant, ponctué de gestes techniques et d’émotions fortes.
La finale commence sur un rythme effréné. Les Nigérianes, fidèles à leur réputation, imposent un pressing étouffant. Pallas Kunayi-Akpanah, l’une des révélations du tournoi, multiplie les interceptions et les contre-attaques. Le public, divisé mais vibrant, accompagne chaque accélération d’un grondement.
Du côté malien, la tension est palpable. Dès la 6e minute, Sika Koné inscrit un panier acrobatique et fait lever les supporters en jaune. Mais le Nigeria reste imperturbable, avec une efficacité clinique à mi-distance (22 tirs réussis à deux points sur 37).
Le run de 12-2 dans le deuxième quart-temps initié par Elizabeth Balogun. Grâce à cette séquence décisive, les D’Tigress prennent jusqu’à 14 points d’avance. Le Mali tente bien de revenir, avec des shoots extérieurs d’Alima Dembele et la solidité défensive de Sissoko, mais la mécanique nigériane est bien huilée.
L’ambiance monte d’un cran au troisième quart. Chaque panier malien est un espoir, chaque tir nigérian une réponse cinglante. Le public est debout, les ministres présents en tribune, la tension est à son comble. « On a cru au retour, mais elles ont toujours gardé un coup d’avance », lâche Maïga Kadidia, les yeux humides mais fière.
À dix minutes de la fin, l’écart est encore jouable (60-56). Mais Amy Okonkwo prend ses responsabilités : deux tirs primés, une interception, un rebond défensif, et le sort est scellé. Les dernières minutes sont celles d’un couronnement. Le Mali craque (18-8 dans le dernier quart), et laisse filer ses espoirs de sacre.
L’instant est solennel. Les larmes de Djeneba N’Diaye, la liesse nigériane, la haie d’honneur malienne… Le Nigeria, invaincu depuis 2017 en Afrobasket, entre encore un peu plus dans la légende du sport africain.Abidjan aura été le théâtre d’une grande finale, et d’une belle fête du basketball africain.
Henri Michel BILÉ