La 68ᵉ cérémonie annuelle des Grammy Awards sera diffusée en direct le dimanche 1er février 2026, avec une ambition clairement affichée : refléter la richesse et la diversité des musiques du monde. Cette édition s’annonce déjà comme historique, tant par ses nominations que par les artistes mis à l’honneur.
Parmi les temps forts attendus cette année, trois figures majeures du hip-hop Kendrick Lamar, Tyler, The Creator et Clipse sont en lice pour le prestigieux prix de l’Album de l’année, une première qui souligne l’influence durable du genre sur l’industrie musicale mondiale. Autre signal fort : le prix de l’album latino sera remis lors de la cérémonie télévisée, marquant une reconnaissance accrue de ce courant musical.
« Nous n’allons pas dicter ce qui se passe dans la musique. C’est la musique qui dicte ce que nous faisons en tant qu’organisation », confie Harvey Mason Jr., PDG de la Recording Academy, lors de la présentation officielle de l’événement.
Il insiste sur l’importance de valoriser les musiques venues d’Amérique latine, d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient, citant notamment la K-pop, la scène indienne et les sonorités africaines en pleine expansion.
Cette ouverture se reflète également dans les nominations. Côté africain, Burna Boy, Davido, Ayra Starr, Wizkid et Tyla figurent parmi les artistes en lice cette année. Le chanteur sénégalais Youssou N’dour décroche quant à lui une sixième nomination, dans la catégorie Best Global Music Album, confirmant son statut d’icône internationale.
La cérémonie sera présentée par un trio éclectique notamment la rappeuse américaine Doechii, le chanteur britannique Harry Styles et l’humoriste sud-africain Trevor Noah. Une présence symbolique pour Doechii, grande gagnante de l’édition 2025, qui avait remporté le Grammy du Meilleur album de rap pour Alligator Bites Never Heal.
À quelques jours de la cérémonie, l’artiste de 27 ans est revenue sur l’impact de cette victoire, qui a marqué un tournant dans sa carrière.
« Après ce moment, beaucoup de gens ont découvert ma musique, mais surtout, je me suis sentie inspirée à en faire plus : créer davantage, toucher plus de personnes, dire plus de choses », dit-t-elle à Los Angeles.
Pour elle, cette reconnaissance est avant tout un message de persévérance.
« La patience paie. La constance paie. Il ne faut pas abandonner. »
Un sentiment partagé par le producteur exécutif de la cérémonie, Ben Winston, qui voit dans cette édition un miroir fidèle des évolutions musicales mondiales. « Nous avons mis en avant Burna Boy l’an dernier lors d’un véritable moment musical global. Cette année encore, nous essayons de refléter les tendances actuelles de la musique et du monde », a-t-il affirmé.
À l’approche du 1er février, la 68ᵉ édition des Grammy Awards s’impose ainsi comme un rendez-vous majeur, célébrant à la fois l’excellence artistique et l’ouverture croissante de l’industrie musicale aux sonorités venues des quatre coins du globe
Amy N’DIAYE