Alors que les préparatifs de la Tabaski 2026 battent leur plein, une discorde logistique oppose l’Interprofession des petits ruminants de Côte d’Ivoire (INTERPRu) au District autonome d’Abidjan. Si les autorités imposent l’abattoir d’Anyama comme site de déchargement unique pour sécuriser le flux, les professionnels de la filière montent au créneau pour exiger une décentralisation des points de vente.
Pour le Général Soumahoro Gaoussou, président de l’INTERPRu, un seul marché ne peut couvrir efficacement une capitale comme Abidjan. Réunis le samedi 2 mai 2026, à la Riviera, les acteurs de la filière ont plaidé pour l’ouverture de marchés annexes dans les communes. Pour eux, cette mesure est indispensable pour éviter les engorgements, réduire les coûts de transport pour les commerçants et, in fine, maintenir des prix abordables pour les ménages ivoiriens .
Malgré les corridors sécurisés annoncés par le District pour fluidifier le transport depuis l’autoroute du Nord et le rond-point d’Anani, la crainte de difficultés logistiques majeures persiste au sein de la corporation. Les professionnels, qui espèrent dépasser le volume record de 149 000 têtes atteint lors de la précédente campagne, craignent qu’une concentration excessive sur un site unique ne freine la distribution.

Ce plaidoyer intervient dans un contexte de vigilance accrue du gouvernement. Le ministère des Ressources animales et halieutiques a déjà amorcé des partenariats stratégiques, notamment avec la Mauritanie, pour garantir une souveraineté alimentaire et prévenir toute tension sur le marché Reste à savoir si les autorités du District accepteront d’assouplir leurs règles pour répondre aux impératifs de proximité prônés par les éleveurs et commerçants.
Amy N’DIAYE