Coopération/ Maroc-Côte d’Ivoire : Dix Ong s’unissent contre la traite des personnes

Dix organisations de la société civile issues de la Côte d’Ivoire et du Maroc ont officialisé le vendredi 26 juin 2026, à Abidjan, la création de l’alliance des associations pour la lutte contre la traite des personnes et la promotion d’une migration sûre, régulière et respectueuse de la dignité humaine. La signature de la charte, organisée au siège de la centrale syndicale humanisme, marque le lancement d’une plateforme commune axée sur la prévention, la protection des victimes et le plaidoyer.

Cinq structures ivoiriennes dont le réseau d’action sur la sécurité et les armes légères en Afrique de l’ouest (RASALAO-CI), le réseau des journalistes et professionnels de la communication pour la paix et la sécurité (RJPS) et la coordination des associations de personnes handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI)  s’associent à cinq organisations marocaines, parmi lesquelles l’association Sud contre le Sida (ASCS) et l’association des migrants solidaire d’Afrique (AMSA).

Soro Mamadou, président du conseil d’administration du forum national sur la dette et la pauvreté (FNDP) et secrétaire général de humanisme, a présenté la charte comme un outil de mobilisation des décideurs, des institutions judiciaires et des forces de sécurité. Il a annoncé le lancement imminent d’une campagne de sensibilisation destinée aux populations et aux migrants, avec des dispositifs d’accompagnement psychologique, social, économique et administratif visant la réinsertion et l’autonomie des victimes.

Du côté marocain, Aicha Sakmassi a insisté sur le caractère pérenne et transfrontalier de l’initiative. Pour la représentante, la traite des êtres humains exige une réponse coordonnée et durable; l’alliance prévoit ainsi d’élargir progressivement son réseau à d’autres pays africains  le Sénégal et la Tunisie sont déjà visés  pour promouvoir une mobilité respectueuse des droits humains.

Les signataires estiment également bénéficier de l’expérience marocaine en matière de protection des migrants et du renforcement du cadre juridique national. Ils ont par ailleurs remercié le soutien technique et financier apporté par des partenaires européens, en particulier la coopération française, qui a accompagné la phase initiale du projet.

En scellant cette coopération, les associations réaffirment leur engagement à conjuguer solidarité, plaidoyer et coopération régionale pour mieux prévenir la traite des personnes, protéger les victimes et promouvoir une migration régulière et sûre à l’échelle du continent.

Amy N’DIAYE

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