À Kinshasa, le Festival international du film de Kinshasa (FICKIN) poursuit sa mission d’offrir au public africain des œuvres qui racontent ses réalités, ses rêves et ses combats. Pour sa 13e édition, l’événement a réuni une cinquantaine de films venus d’une dizaine de pays, projetés pendant cinq jours dans une ambiance de découverte, d’échanges et de partage.
Derrière les projections, le festival reste fidèle à son esprit fondateur : créer un espace de rencontre entre cinéastes et cinéphiles, mais aussi encourager la circulation des histoires africaines sur le continent. Ateliers, master classes et débats ont ainsi rythmé cette édition, confirmant le rôle du FICKIN comme lieu de formation, de réflexion et de transmission.
Parmi les œuvres présentées, Simon et Amos, réalisé par le jeune Congolais Riphin Kalala, a particulièrement retenu l’attention. Inspiré de l’histoire biblique de Joseph, le film aborde des thèmes profonds comme l’esclavage, le pardon et le vivre-ensemble. Pour le réalisateur, voir l’adhésion du public a été un moment fort, presque maternel, comme l’accomplissement d’un long travail désormais offert au regard des autres.
Du côté des comédiennes, l’émotion est tout aussi palpable. Précieuse Lumengo, habituée du festival, dit y puiser une énergie nouvelle. À ses yeux, le FICKIN n’est pas seulement une vitrine du cinéma africain : c’est aussi une source d’inspiration, un lieu où l’on se nourrit du talent des autres pour continuer à avancer.
Au final, le FICKIN s’impose comme bien plus qu’un festival. À Kinshasa, il devient un rendez-vous culturel où les films se regardent, se discutent et se vivent, dans un esprit de communauté qui donne toute sa force au cinéma africain.
Amy N’DIAYE/ (Photo d’illustration)