Burida : 354 millions FCFA redistribués à près de 5 000 bénéficiaires

Plus de 354 millions de FCFA ont été redistribués le vendredi 12 septembre 2025, à Cocody-Angré, à 4 980 bénéficiaires, lors de la répartition organisée par le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida). Et ce, en présence du Directeur de la Répartition, Dr Ehouman K. Maxime, accompagné du chef du département, Yobouet Lasme. Cette opération, qui couvre plusieurs périodes d’exploitation et catégories d’œuvres, confirme la volonté de l’institution d’ancrer la régularité et la transparence dans la gestion des droits d’auteur et droits voisins.

Parmi les montants mis en répartition, on note 149,7 millions FCFA pour les droits classiques, 20,8 millions FCFA pour les droits radios et 183,5 millions FCFA pour les droits en attente de déclaration. Soit un total de 354 170 497 FCFA, répartis entre 233,8 millions pour les droits d’auteur et 120,2 millions pour les droits voisins.

Les bénéficiaires, représentant près de la moitié des 10 020 sociétaires du Burida, perçoivent des revenus très variés. On compte 90 personnes ayant touché plus de 1 million FCFA, 77 entre 500 000 et 1 million, 130 entre 250 000 et 500 000, 162 entre 100 000 et 250 000, et une majorité plus de 4 200 recevant entre 1 000 et 20 000 FCFA. À noter : 516 bénéficiaires ont reçu l’équivalent du SMIG.

La répartition met également en lumière la place des femmes dans la création : 988 bénéficiaires féminins (19,87 %) contre 3 992 hommes (80,13 %).

L’opération a intégré plusieurs périodes de référence : avril à juin 2025 pour les droits de reproduction mécanique et les séances occasionnelles, février à avril 2025 pour les sonneries téléphoniques d’Orange (décembre 2024 pour MTN, mai à décembre 2024 pour Moov Africa) et l’ensemble de l’année 2024 pour les droits radios.

Toutes les disciplines artistiques sont concernées, même si la musique reste dominante dans les droits classiques et radiophoniques. Les œuvres audiovisuelles, littéraires, dramatiques et visuelles sont aussi représentées dans les droits en attente de régularisation.

Dans son intervention, Dr Ehouman a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et transparente, seule garante de la confiance entre les auteurs et leur institution .

Avec cette répartition, le Burida confirme sa volonté de rendre les paiements plus réguliers et représentatifs des différents modes d’exploitation des œuvres.

« La confiance entre les auteurs et l’institution repose sur la transparence et la constance dans la redistribution », a rappelé Dr Ehouman en conclusion, soulignant l’importance d’un dialogue permanent entre créateurs et gestionnaires.

Amy N’DIAYE

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