En Algérie, le procÚs en appel du journaliste français Christophe Gleizes suscite une forte mobilisation des organisations de défense de la liberté de la presse. Le parquet a requis, ce mercredi, une peine de dix ans de prison à son encontre.
Christophe Gleizes avait Ă©tĂ© interpellĂ© alors quâil enquĂȘtait sur le football kabyle, un sujet sensible dans un contexte politique tendu autour des questions identitaires et rĂ©gionales. Selon plusieurs sources proches du dossier, le journaliste travaillait sur un reportage visant Ă documenter les enjeux sportifs, culturels et politiques liĂ©s aux clubs de Kabylie.
ArrĂȘtĂ© puis placĂ© en dĂ©tention, il est poursuivi pour des accusations encore floues, que ses avocats qualifient de ânon fondĂ©esâ et âpolitiquement motivĂ©esâ. Lors de lâaudience, la dĂ©fense a plaidĂ© la nullitĂ© des procĂ©dures et rĂ©affirmĂ© que le journaliste exerçait simplement son mĂ©tier.
Lâaffaire a rapidement pris une dimension internationale. Reporters sans frontiĂšres, ainsi que dâautres ONG, dĂ©noncent une âatteinte grave Ă la libertĂ© dâinformerâ et appellent Alger Ă garantir un procĂšs Ă©quitable. Elles sâinquiĂštent notamment de la dĂ©tĂ©rioration du climat pour les journalistes Ă©trangers en AlgĂ©rie.
Le verdict devrait ĂȘtre rendu dans les prochaines semaines. En attendant, la pression diplomatique et mĂ©diatique continue de monter autour de ce dossier devenu emblĂ©matique des tensions entre libertĂ© de la presse et contrĂŽle Ă©tatique en AlgĂ©rie.
[03/12, 23:29] M.Roger Abotchi đ: Moyen-Orient : IsraĂ«l annonce une rĂ©ouverture du poste-frontiĂšre de Rafah, lâĂgypte dĂ©ment
La situation au poste-frontiĂšre de Rafah, principal point de passage entre la bande de Gaza et lâĂgypte, reste marquĂ©e par une grande incertitude aprĂšs des dĂ©clarations contradictoires entre IsraĂ«l et Le Caire.
IsraĂ«l a affirmĂ© ce mercredi 3 dĂ©cembre 2025 que le point de passage pourrait rouvrir « dans les prochains jours » afin de permettre aux Gazaouis de rejoindre le territoire Ă©gyptien. Selon les autoritĂ©s israĂ©liennes, cette rĂ©ouverture faciliterait lâĂ©vacuation des civils ainsi que lâacheminement de lâaide humanitaire, dans un contexte de tensions persistantes.
Mais lâannonce a Ă©tĂ© immĂ©diatement contestĂ©e par lâĂgypte. Le Caire a fermement dĂ©menti tout accord de rĂ©ouverture, rappelant que le contrĂŽle du poste-frontiĂšre demeure un enjeu hautement sensible et quâaucune coordination nâa Ă©tĂ© Ă©tablie avec les autoritĂ©s israĂ©liennes. Des responsables Ă©gyptiens dĂ©noncent mĂȘme une communication unilatĂ©rale visant, selon eux, Ă transfĂ©rer la responsabilitĂ© de la crise humanitaire en cours.
Cette divergence publique met en lumiĂšre les tensions diplomatiques croissantes entre les deux pays depuis lâoffensive israĂ©lienne dans la bande de Gaza. Pour les populations locales, lâincertitude reste totale : le passage de Rafah, fermĂ© depuis des mois, constitue la seule issue possible pour les blessĂ©s, les familles cherchant refuge et les organisations humanitaires.
Alors que les discussions se poursuivent en coulisses, aucune date officielle de rĂ©ouverture nâa Ă©tĂ© annoncĂ©e, laissant planer le flou autour de lâun des points stratĂ©giques les plus sensibles du conflit.
R.A