Le samedi 28 mars 2026, le poète ivoirien Tailly Glôhi donne rendez-vous au public, au Goethe-Institut, pour une soirée placée sous le signe de la poésie vivante. Le spectacle AbraPadaBra marquera à la fois une célébration et une transition : celle de vingt années de création poétique et l’annonce d’un nouveau cycle artistique.
Depuis 2006, Tailly Glôhi a construit une œuvre singulière à travers quatre albums de poésie orale, chacun associé à l’un des éléments fondateurs : Feu, Eau, Air et Terre. Une démarche artistique cohérente, nourrie par l’histoire, l’engagement et le dialogue des cultures.
Le parcours débute avec Western Blues, premier album né sur les braises de la rébellion ivoirienne. Placée sous le signe du Feu, cette œuvre inaugurale impose une parole urgente et brûlante, marquée par la nécessité de dire l’époque et ses fractures.
En 2013, le poète explore une écriture plus fluide avec Femme mon héroïne. Associé à l’Eau, l’album est entièrement dédié à la femme, à sa force, sa mémoire et sa capacité de résilience.
Trois ans plus tard, en 2016, Patissangana ouvre une nouvelle respiration. Coréalisé avec le guitariste Mimi Lorenzini et publié en France, ce duo poésie-guitare placé sous le signe de l’Air affirme l’ouverture internationale et musicale de l’artiste.
Le cycle s’achève en 2023 avec Changeons les règles, un album enraciné dans la Terre, réalisé en collaboration avec Jean-Aristide Fallconetti et JADCOM. L’œuvre interroge les bouleversements du monde contemporain et donne à entendre « les bruits de la Terre ».
À travers ces quatre albums, Tailly Glôhi affirme les traits essentiels de son art poétique : une parole urgente, une poésie ardente, une musique plurielle et un double héritage culturel pleinement assumé.
Le spectacle AbraPadaBra, présenté le 28 mars 2026, esquisse déjà les contours d’un cinquième album à venir. Une nouvelle étape pour un poète qui, vingt ans après ses débuts, continue de faire vibrer la scène et le verbe.
Amy N’DIAYE