Kossi Balao, président du réseau des journalistes scientifiques de l’Afrique Francophone (RJSAF) a affirmé le 30 juillet 2026 à Abidjan que » la désinformation coûte entre 287 et 302 mille milliards F CFA à l’économie mondiale. (…) ». C’est parce que cette manipulation de l’information » est rentable que ça continue », a-t-il ajouté, tout en reconnaissant que la croisade contre la désinformation sera un chantier de longue haleine.
Kossi Balao intervenait lors d’un panel à la maison de la presse, à l’occasion de la première journée scientifique organisée par le Réseau des journalistes scientifiques de l’Afrique Francophone ( RJSAF), section Côte d’Ivoire.
Le président du RJSAF a reconnu que pendant la COVID-19 les populations ont été beaucoup victimes de fausses informations ; mais il a aussi reconnu que les journalistes n’étaient pas assez outillé pour assurer une véritable riposte face à cette intox communicationnelle.
D’où la nécessité de la mise en place de ce réseau en Côte d’Ivoire, en vue de former les journalistes dans ce domaine, mais également en vue de créer un pont entre les chercheurs et les journalistes pour vulgariser les résultats des recherches.
Pr Mathurin Koffi, enseignant-chercheur à l’université Lorougnon Guedé de Daloa, l’un des panelistes a reconnu que les résultats des recherches sont généralement publiés dans des revues spécialisées. Toutefois, il a signifié que les chercheurs ne s’opposent pas à une collaboration avec les journalistes, » mais, il faudrait que cette collaboration se fasse » dans un cadre formel », a-t-il souhaité.
Pour sa part, Caroline Coulibaly, chargé de communication institutionnelle à l’IRD ( Institut de recherche pour le développement) a indiqué que pour lutter contre la désinformation, son institut a initié des jeux qui sont utilisés pour expliquer les causes et les conséquences liées à la désinformation,
Caroline Coulibaly qui est également
chargée de la Valorisation pour les Programmes d’innovation et de médiation scientifique avec les partenaires pour le grand public a émis des pistes de solutions pour lutter contre ce fléau. Selon elle,
On peut également créer des espaces d’échanges et de dialogues entre différents intervenants, à savoir les scientifiques, les journalistes, les acteurs de la société civile, que chacun puisse partager sa perspective, son expertise sur cette question. On peut également, créer différents formats, vidéos, audio pour toucher toutes les couches de la population pour que le message puisse passer.
Signalons que cette première journée du journalisme scientifique marque le lancement des travaux du RJSAF, section Côte d’Ivoire. A cette occasion, Marthe Akissi, coordonnatrice de la section nationale dudit réseau a été installée dans ses nouvelles fonctions par le président du RJSAF.
Marthe Akissi qui s’est réjouie de la naissance du RJSAF en Côte d’Ivoire a indiqué que les journalistes scientifiques oeuvreront en vue de vulgariser les œuvres des chercheurs auprès des populations et pour que celles-ci bénéficient des avantages de la recherche.
Une correspondance de Ahoussi Aka