Burundi : des vêtements à base de matières recyclées promus par un défilé de mode

Les déchets de moustiquaires, de sacs, et des accessoires de téléphones ont notamment été utilisés pour célébrer la mode durable. L’artiste burundais Manuela Minka appelle à voir les déchets autrement.

« On a utilisé les déchets pour faire une collection des vêtements, donc pour faire le recyclage donc au niveau du recyclage, ça nous permet en fait de voir que si on regarde une bouteille, si on regarde les déchets différemment, on peut aussi les transformer. Mais surtout, nous devons faire attention à notre mère qui est donc la Terre », ,raconte Manuela Minka, artiste et membre du Cabinet de Sciençage, renseigne africanews.

Plus qu’un défilé, une occasion de promouvoir la protection de l’environnement, avec en toile de fond, des messages pour un changement de mentalités.

« Je vous invite à réfléchir différemment, à protéger votre mère qui est la Terre et surtout à encourager vos enfants à aller explorer des activités artistiques parce que ça permet tout simplement de véhiculer un message environnemental ou autre qui est important pour le monde », fait remarquer l’artiste.

Arsène Irakoze fait partie des bénéficiaires de la formation. Il fait part de l’intérêt de la formation.

« La leçon que j’ai tiré à partir de cette formation est qu’à partir de ces objets qu’on appelle des poubelles ou bien des déchets, on peut quand même générer des revenus à partir de ça. Parce que si tu fabriques quelque chose ou bien en différents objets, tu peux générer des revenus », explique-t-il.

Un événement très apprécié

 Captivés, de nombreux jeunes souhaitent même emboîter le pas à ces créateurs artistiques.

« C’est extraordinaire, les habits, les chaussures confectionnées, c’est bon. Au Burundi, on a vraiment des talents. Si c’est possible, j’aimerai

moi aussi apprendre cet art, je le trouve excellent », affirme Gracia Kezakimana, habitant de Bujumbura.

Au Burundi, malgré quelques initiatives, le recyclage des déchets n’est pas encore développé. Et si la mode durable jouait davantage sa partition ?

Izaya. E/ (Photo d’illustration)

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