Pour renforcer les capacités des femmes et leur participation à la gouvernance forestière, le ministère des Eaux et Forêts(MINEF) organise depuis le 27 octobre 2026 à Yamoussoukro.
Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre de l’Accord de partenariat volontaire sur l’application des réglementations forestières, la gouvernance et les échanges commerciaux de bois et produits dérivés vers l’Union européenne (APV-FLEGT), entré en vigueur le 1er mai 2025, qui accorde une place à la prise en compte du genre dans la gestion des ressources forestières.
A cette occasion, le directeur de cabinet, conservateur général Elvire Joelle Zouzou, épouse Mailly qui représentait le ministre de tutelle, a souligné la nécessité de mieux reconnaître le rôle des femmes dans la gouvernance forestière et de favoriser leur accès aux responsabilités.
« Une gouvernance forestière qui se prive de la moitié des compétences disponibles ne peut être pleinement performante », a-t-elle affirmé, invitant les participantes à contribuer à la construction d’un leadership inclusif, fondé sur la participation et la complémentarité entre les femmes et les hommes.
Elle a précisé que la formation vise notamment à renforcer la confiance en soi, l’affirmation professionnelle, les aptitudes à la prise de décision stratégique, à la négociation et à la gestion du changement. « Les échanges doivent également permettre d’identifier les facteurs organisationnels qui influencent l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie personnelle, en vue de proposer des mesures d’amélioration au sein du ministère », a-t-elle ajouté. Avant de préciser que cette session doit aller au-delà de l’acquisition de connaissances théoriques et déboucher sur des changements concrets dans les pratiques professionnelles. Les réflexions issues des travaux alimenteront les plans de suivi et de transformation qui seront présentés au ministre des Eaux et Forêts.
Les participantes, issues de différents services du ministère, sont ainsi invitées à partager leurs expériences, à s’exprimer librement et à identifier des pistes permettant de consolider la dynamique des femmes leaders du secteur forestier.
La réussite de cette initiative sera appréciée à l’aune de sa capacité à produire des changements durables dans les pratiques professionnelles et à favoriser une gouvernance forestière plus participative et équilibrée en Côte d’Ivoire.
Soulignons que la formation accorde également une place à la cohésion du réseau des femmes du ministère, à travers des exercices favorisant l’expression personnelle et la reconnaissance des compétences. Quant à la soirée « Mon talent caché » doit notamment permettre aux participantes de révéler des talents peu valorisés dans leur environnement professionnel, de s’exprimer devant un groupe et de renforcer les liens entre elles. Cette démarche pédagogique entend contribuer à lever les freins à l’affirmation de soi et à la visibilité professionnelle des femmes, identifiés notamment dans l’audit genre de 2023.
Amy N’Diaye