Les grossesses en milieu scolaire sont un véritable phénomène qui reste préoccupant. Des vies bouleversées, des parcours scolaires brisés et des rêves d’avenir compromis : voici, entre autres, son lot de conséquences. Toute chose qui a fait réagir Yapo Kio Nina Geneviève, une observatrice très alerte de l’actualité ivoirienne, plus connue sous le nom de Kionina.
Selon l’un des derniers rapports publiés par le Conseil national des droits de l’homme (CNDH), 4.481 cas de grossesses en milieu scolaire ont été enregistrés entre septembre 2024 et juin 2025. Ce qui représente une hausse de plus de 8% comparé à l’année d’avant. Des statistiques alarmantes qui font réagir plus d’un Ivoirien.
Surtout, en cette période de début d’année scolaire, afin de tirer la sonnette d’alarme pour prévenir et attirer davantage l’attention non seulement de l’ensemble des acteurs du système éducation-formation, mais également des parents d’élèves sur leurs responsabilités.
Parmi ces Ivoiriens préoccupés par ce phénomène, se trouve Kionina.
« Le fait d’apprendre qu’en Côte d’Ivoire, plus de 4.400 grossesses ont été enregistrées en milieu scolaire en moins d’un an est révoltant. On est où là ? », offusqué t-elle d’entrée.
Dans une note dont copie nous est parvenue, elle ne cache pas sa peine devant ce qui « pourrait expliquer le boom de ce phénomène ».
« On parle des pesanteurs sociales, des mariages précoces, de la précarité, des viols, de l’influence des réseaux sociaux et même de « tontines sexuelles » . C’est un véritable scandale « , se lamente l’observatrice.
Dans sa note, Kionina ne s’est pas privée de tenir pour principaux responsables les parents de ces infortunées.
« Les parents ont vraiment démissionné ! Sinon ces élèves, et je le crois, devraient être préoccupées à poursuivre leurs études que de s’adonner à des jeux d’adultes d’ailleurs dangereux pour elles. Ces parents d’élèves devraient veiller au bien-être de leurs enfants que de les jeter en pâture et faire de la place aux prédateurs« , s’indigne t-est-elle .
Avant d’exhorter à la « réalisation effective du slogan bien connu « Zéro grossesse à l’école ». Sinon tous les efforts consentis par le gouvernement ivoirien depuis 2013 ne seraient que discours creux. » dit-il.
Puis de conclure en suggérant au ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation à corser les peines à l’endroit des enseignants ravisseurs.
Toussaint KONAN avec Sercom